« Malgré de grands progrès, on constate encore une grande ambivalence dans l’accueil des personnes marginalisées par la déficience intellectuelle. »

Foi et Lumière

Foi et Lumière est un réseau international d’entraide et de soutien communautaire autour des personnes ayant un handicap mental. Le mouvement rejoint des milliers de personnes handicapées et autres, au travers de rencontres communautaires et familiales.

Des « communautés de rencontre »

Chaque communauté de rencontre se tisse autour d’enfants ou adultes ayant un handicap mental plus ou moins important. Ces personnes, accompagnées par leur famille et des amis, sont invitées à participer à des rencontres mensuelles durant lesquelles sont partagés des temps d’amitié, de prière et de fête.

La personne vulnérabilisée par son handicap aide son entourage à découvrir qu’il existe un autre univers que celui de la compétition, de l’argent et des plaisirs matériels. Dans sa faiblesse, elle appelle à la tendresse, à la fidélité, à l’écoute et à la foi. Elle devient source de communion et d’unité dans sa communauté, elle inspire même à l’accueil des personnes au-delà de leurs différences et appartenances culturelles ou religieuses.

Outre leurs rencontres mensuelles, les communautés organisent diverses activités selon les besoins des membres, dont des camps de vacances, des retraites, des pèlerinages…

Plus de 1500 communautés réparties dans 82 pays

Quarante-quatre ans après que le mouvement ait été fondé, à l’initiative de Jean Vanier et de Marie-Hélène Mathieu, les communautés se sont multipliées dans le monde entier, permettant de réunir et d’accompagner des milliers d’enfants et d’adultes handicapés. Foi et Lumière est présent dans de nombreux pays dans lesquels les personnes marginalisées par leur déficience intellectuelle vivent dans des conditions très précaires et souffrent souvent d’exclusion.

L’assistance aux familles

Pour les parents, la découverte du handicap de leur enfant est toujours une grande et longue souffrance à traverser. Souvent, les parents sont très seuls et démunis, sans l’aide dont ils auraient besoin pour récupérer, retrouver des forces et prendre un peu de repos. Le regard des autres, les attitudes de rejet, de mépris, d’indifférence, la peur et l’incompréhension de l’entourage ajoutent à leur détresse.

Une fois le choc initial passé, la première victoire sera de commencer à regarder son enfant avec tendresse et amour, sans voir d’abord et uniquement en lui le handicap, le manque ou la blessure. L’accueillir et l’aimer tel qu’il est aujourd’hui, c’est construire avec lui un vrai chemin d’acceptation, source de richesse pour l’enfant et les personnes qui l’entourent.

La reconnaissance des personnes marginalisées

Malgré de grands progrès sur le plan de l’équipement, des aides financières, de l’intégration dans le monde scolaire et celui du travail, on constate encore une grande ambivalence dans l’accueil des personnes marginalisées par la déficience intellectuelle. Dans de nombreux pays, la suppression de l’enfant handicapé dans le sein de sa mère est possible légalement, et parfois jusqu’à la veille de sa naissance. Dans les pays où l’euthanasie est légale, des parents de personnes handicapées redoutent de laisser leur enfant seul à l’hôpital.

Bien des parents, des professionnels et des associations, parmi lesquelles Foi et Lumière, œuvrent avec cœur et ferveur pour que chaque être humain soit pleinement reconnu et respecté, chacun étant unique et ayant sa vocation propre.

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