Dossier de presse

Sélection de livres

Cri du pauvre, cri de Dieu. Méditation sur l'Esprit Saint

Salvator, 2016

Le cri du pauvre est le cri jaillissant de tant de personnes qui souffrent dans les contextes de guerre et de terrorisme, dans les camps de réfugiés, les prisons, les hôpitaux, les établissements psychiatriques, les familles brisées. Le coeur de Dieu est assoiffé de nous donner la vie, de nous aimer. Comment comprendre alors l’Esprit saint annoncé par Jésus avant son départ, autrement que comme celui qui répond au cri, comme le vrai et authentique Consolateur, celui qui vient au secours de notre faiblesse pour mieux nous faire vivre ? C’est bien de ce Paraclet que nous recevons notre force pour aujourd’hui.


Recherche la paix. Quand la haine se propage

Le Livre Ouvert, 2015

Un des désirs les plus profonds de l’être humain est de vivre en paix. Mais la peur, la haine et la violence paraissent l’emporter dans notre monde, qui semble être devenu fou, déboussolé.
Comment lutter contre la haine qui se propage et œuvrer pour la fraternité ? Quelles forces faut-il éveiller pour bâtir la paix ? 
Comment ouvrir un chemin d’espérance pour toute l’humanité ?
La paix à laquelle nous aspirons tous n’est pas seulement l’affaire des gouvernants, elle dépend de chacun de nous. L’avenir de notre monde est entre nos mains.


Jésus vulnérable

Salvator, 2015

Jean Vanier nous invite à méditer la vulnérabilité de Jésus dans l’Evangile de Jean, à partir notamment du lavement des pieds. Dans un monde qui a souvent tendance à valoriser la force, la puissance ou la compétition, nous avons à nous mettre à l’école de la vulnérabilité, de la fragilité de Jésus qui donne sa vie et se rend proche des petits et des pauvres.

« A L’Arche et Foi et Lumière, les hommes et les femmes ayant une déficience intellectuelle, si vulnérables et parfois si faibles m’ont fait découvrir et aimer la vulnérabilité et la faiblesse de Jésus. Jésus si humble, si petit, si faible, si respectueux de nos libertés et parfois même silencieux, nous appelle à une véritable transformation de nos cœurs et nous conduisent à Dieu.
J’aime ce Jésus vulnérable qui m’accueille comme je suis avec mes propres vulnérabilités et je voudrais que beaucoup d’autres personnes puissent le connaître dans sa pauvreté et son humilité, apprennent à vivre une relation profonde avec lui.
»


Chemin de Croix

Fidélité, 2014

Le chemin de Croix, dit Jean Vanier, est le lieu où Jésus fidèle jusqu’au bout, va jusqu’au bout de la mission qui lui a été confiée. Embrassant la cause des plus petits, il descend, il s’enfonce, il va rejoindre le peuple de ceux qui dérangent et que la société rejette, le peuple des exclus et des souffrants. Il s’identifie à eux, devient l’un d’entre eux.
Ce que ce chemin de Croix dit dans ces dessins et ces invocations, ce qu’il nous invite à vivre, en méditant sur ces dix-sept stations, en mettant nos pas dans les pas de Jésus, dans les pas du Christ, en faisant nôtres les paroles de Jean Vanier, en nous laissant saisir par l’énigmatique beauté des dessins de René Hocquaux, ce qu’il dit, c’est le mystère de la souffrance et du salut, de notre souffrance et de notre salut.
L’histoire de ce chemin de Croix est aussi l’histoire de l’Arche. Il naît de la rencontre entre trois personnes, René Hocquaux, Jean Vanier et Miwako Ota, animatrice de l’atelier de peinture de René, trois personnes que rien ne destinaient apparemment à se rencontrer, à vivre et travailler ensemble. Trois personnes, indispensables, chacune à sa place et avec son don propre, pour que le livre existe et que nous puissions, à notre tour, emprunter le chemin qu’il nous ouvre.


Larmes de silence

Presse de la Renaissance, 2014

A l’occasion des cinquante ans de L’Arche, son fondateur, Jean Vanier, l’une des plus grandes figures contemporaines de la charité, nous ouvre son cœur à travers une méditation sur la vie, la justice, l’amour, l’amitié, la compassion… Un texte bouleversant, magnifiquement illustré par les photos si expressives et émouvantes de Jonathan Boulet Groulx et préfacé par Frédéric Lenoir.

« Larmes de silence a été publié pour la première fois en 1970, juste six ans après que j’ai commencé à vivre avec Raphaël Simi et Philippe Seux. Tous deux avaient été enfermés dans une institution lugubre et violente destinée aux personnes ayant une déficience intellectuelle. Les larmes de ce livre venaient du cri de mon cœur face à la douleur et l’humiliation de tant de personnes abandonnées dans ce genre de terribles institutions ou dans la rue. Elles venaient aussi du cri de colère qui montait en moi face à l’indifférence d’un monde aveuglé par la recherche de toujours plus de richesses, de pouvoir et de succès. Plus profondément, ces larmes appartiennent à ceux qui, à l’époque et aujourd’hui encore, crient silencieusement dans le désespoir de leurs cœurs, sans oser espérer qu’un jour ils seront entendus.
Encore beaucoup trop de personnes, dans trop de pays, demeurent oppressées, humiliées et rejetées. Il y a encore tant d'injustices. Une compassion et une colère indignée sont aujourd’hui toujours nécessaires si nous voulons briser les chaînes qui nous entravent et incarner nos larmes dans des relations qui donnent une nouvelle vie à tous. Ensemble, avec les personnes les plus marginalisées de notre monde, nous pouvons devenir un signe d’espérance pour notre humanité.
»


Vivre ensemble avec nos différences

Editions des Béatitudes, 2014

Cet album présente un dialogue entre Jean Vanier et deux garçons de dix ans : Sébastien, un non-croyant et son camarade de jeu, Cédric, en fauteuil roulant, d'une famille chrétienne membre d'une communauté Foi et Lumière. Ensemble, les deux amis s'interrogent avec Jean Vanier sur la foi, la communauté chrétienne et sa relation au monde. "Comment vivre ensemble avec des gens différents? Pourquoi Dieu nous veut-il ensemble? Est-ce facile de vivre ensemble ? Quelle est la mission d'une communauté chrétienne vis-à-vis des autres? Pourquoi les Chrétiens vont-ils à la messe? Quelle est l'importance d'une conscience personnelle? Etc.
Les magnifiques illustrations de Nicoletta Bertelle surgissent du dialogue et participent pleinement à cet échange fondé sur le respect radical et total de chaque personne humaine quels que soient sa culture, sa religion, ses différences et peut-être ses handicaps.


Les signes des temps

Albin Michel, 2012

Le grand souffle conciliaire qui s’est levé il y a maintenant cinquante ans sur l’Église et sur le monde n’a pas fini de nous interroger. Il demeure une invitation – dérangeante mais ô combien féconde – à approfondir une exigence fondamentale de l’Évangile : l’attention réelle portée aux plus pauvres, aux plus faibles, aux laissés-pour-compte.
C’est dans ce même esprit et à la même époque que Jean Vanier a fondé L’Arche, forte aujourd’hui de plus de cent quarante communautés à travers le monde, où des personnes vivant avec un handicap sont reconnues dans leur dignité humaine en partageant avec d’autres leur quotidien et leurs espérances.
Au seuil de ces deux anniversaires, Jean Vanier ouvre ici des pistes de réflexion en suivant l’invitation de Jean XXIII à «scruter les signes des temps ». Il nous appelle à nous libérer de la «tyrannie de la normalité» qui laisse sur le bord du chemin tant d’exclus, et nous rend aveugles à la meilleure part de nous-mêmes.
Et il s’adresse en particulier aux chrétiens pour leur rappeler qu’«une certaine vision défensive, étriquée et fermée de l’Église doit disparaître pour laisser naître ce que l’Esprit Saint prépare»


Leur regard perce nos ombres

Fayard, 2011

Pendant plus d’un an, Julia Kristeva, psychanalyste, romancière, et Jean Vanier, philosophe, écrivain, ont échangé par lettres leurs expériences respectives au côté de personnes avec un handicap. D’un côté, le vécu d’une mère d’un enfant avec un handicap et son combat politique pour l’intégration des personnes en situation de handicap dans la société, et de l’autre, le fondateur, il y a quarante‐huit ans, de L’Arche, association qui accueille des personnes avec un handicap. Pourquoi le handicap fait‐il si peur aux gens ? En quoi l’irréductible différence des personnes avec un handicap moteur, sensoriel, psychique et mental suscite‐t‐elle recul, angoisse et parfois déni ? Comment parvenir à changer le regard de la société sur ces personnes que notre culture de la performance, de l’excellence et de la compétition met de côté ? Sans esquive, cet échange – la réflexion analytique et laïque de Julia Kristeva en duo avec de celle de Jean Vanier, nourrie de la philosophie et de la foi chrétienne – interpelle notre vision de l’existence et, par-là, interroge notre humanité.


Accueillir notre humanité

Presses de la Renaissance, 2010

Dans nos sociétés occidentales, l’unique réponse faite aux besoins essentiels de l’être humain est souvent celle du progrès technologique, de l’élitisme et du matérialisme, enfermant chacun en lui‐même et dans son cocon social. Seule la libération de nos peurs et préjugés peut conduire chaque personne humaine à s’ouvrir aux autres : c’est la « voie du cœur », qui permet de retrouver le sens profond de la vie et le chemin de la paix. Fruit d’une longue expérience de vie quotidienne avec les plus faibles et les exclus, ce livre remet l’Homme sur le chemin de son humanité, faite pour la liberté, le pardon et la compassion.  Un ouvrage sur ce qui nous définit essentiellement.


Notre vie ensemble. Une biographie sous forme de correspondance.

Médiaspaul, 2010

Notre vie ensemble présente un choix de lettres que Jean a écrites entre 1964 et 2007, au fil de ses voyages dans les pays où L'Arche s’est implantée. Afin d’associer à ses découvertes, ses compagnons de vie restés à Trosly, Jean Vanier dépeint les caractéristiques propres à chaque pays: culture, politique, conflits, traditions, dans une palette aux touches claires, simples et précises. Son regard attentif, lucide et transparent observe la réalité sans la travestir ni la teinter de ses émotions personnelles. Un témoignage de fraternité et des descriptions parfois bouleversantes des pays visités.


Entrer dans le mystère de Jésus

Novalis / Bayard, 2005

Face à la violence, à la guerre et à l'écart grandissant entre riches et pauvres, beaucoup désespèrent de voir un jour le bien triompher du mal. Un nombre croissant de personnes cherchent cependant une spiritualité donnant sens à la vie, à la mort et à l'évolution de l'humanité. S'appuyant son expérience humaine vécue au sein de la communauté de l'Arche, Jean Vanier propose ici un commentaire spirituel de l'Évangile de Saint Jean. A travers cet écrit du disciple bien‐aimé, il nous fait découvrir une espérance toujours actuelle et une vie d'union à Jésus, doux et humble de coeur, offerte à tous ceux qui l'accueillent. Cette union à Dieu ne nous épargne pas les souffrances de notre monde, mais nous appelle à y devenir des artisans de paix. Fruit d'années de réflexion, d'étude, de prière et de vie communautaire, ces pages se veulent une invitation à se laisser attirer et à pénétrer le mystère de Jésus.


Recherche la paix

Livre Ouvert, 2003

Nous aspirons tous à la paix, mais qu'est-ce que la paix ? Est-ce simplement l'absence de guerre ? D'où viennent les conflits ? Comment les résoudre ? Comment devenir des artisans de paix ? Le futur de notre monde est entre nos mains. Il dépend de notre engagement à travailler ensemble pour la paix.  Rechercher la paix, c'est redécouvrir une vision, un chemin d'espérance pour toute l'humanité.   Face aux guerres et aux conflits qui font rage dans le monde, Vanier jette un regard lucide sur l'être humain  son désir profond de vivre en paix et les peurs profondes qui nous habitent et font obstacles à ce désir


Le goût du bonheur

Presses de la Renaissance, 2002

Le goût du bonheur  est un travail philosophique que Vanier a mené durant sa  jeunesse . Ce livre est une invitation à relire d'un œil neuf les propos résolument modernes d'un grand sage de l'Antiquité: Aristote.  Ce philosophe ne dissociait pas la pratique des bonnes actions du plaisir car toute activité devait ici trouver son achèvement par le plaisir qui apporte un accomplissement à la vie.  Le goût du bonjeur s'oppose  aux morales issues du jansénisme lesquelles font reposer la vertu sur un refus des sens et de la sensibilité, l'insensibilité n'ayant rien d'humain selon Aristote. 
Fort de cette philosophie,  à L'Arche, le disciple du philosophe de l'équilibre veille sur toutes les manifestations de la vie, les fêtes et les repas sont célébrés dans une joie conviviale par la bonne nourriture, les jeux, la musique, la danse, tous les modes d'expression humaine et artistique.
Dans ce livre, Vanier répond à notre soif souvent déséquilibrée d'autonomie.  Pour Vanier, la clé de notre bonheur est dans l'équilibre entre l'appartenance et la liberté: «trop de liberté conduit à l'angoisse, à l'isolement et à l'insécurité; trop d'appartenance ou de sécurité conduit à l'étouffement et à l'enfermement sur soi.»  Ainsi , le défi de L'Arche est de construire des lieux d'appartenance fondés sur le besoin que nous avons les uns des autres, des lieux où des gens peuvent grandir dans ce type de liberté. Autre élément développé par Vanier dans ce livre est l'équilibre et l'harmonisation à maintenir entre compétence et spiritualité afin de ne jamais perdre de vue l'élément spirituel et l'idée que chaque personne est précieuse.


La source des larmes

Parole et Silence, 2001

Où se trouve la source des larmes? D'où naissent‐elles sinon du plus profond de notre être? C'est vers cette source et vers ce secret que Jean Vanier veut nous entraîner en nous proposant de suivre un chemin vers nous‐mêmes.


La dépression

Livre Ouvert, 2001

Vraie maladie ou blessure du cœur, la dépression n’est pas une maladie honteuse qu’il faut cacher à soi‐même et aux autres. Pour Jean Vanier la dépression est une maladie du « souffle ». Ce blocage du souffle amène malheureusement toutes sortes d’angoisses, toutes sortes d’éléments à l’intérieur de soi que l’on veut calmer car les blessures du cœur sont des réalités de la vie qu’on ne peut empêcher et qui conduit dans des abîmes de solitude, d'angoisses, d'apathie et de désespoir. Pour Vanier, la vraie question est  du domaine de l'accompagnement. Personne ne peut se sortir seul d'une dépression. Comment dès lors se poser et  accompagner car devant la dépression nous devenons nous‐mêmes très pauvre.


Toute personne est une histoire sacrée

Plon, 1999

Jean Vanier aborde ici tous les aspects de l'existence : les âges de la vie, les blessures de l'enfance, les peurs qui demeurent en nous, le mal qui nous sépare des autres, la force de l'amour, les chemins de guérison. Ce livre aidera ceux qui veulent apprendre à s'aimer pour mieux aimer les autres.


La communauté lieu du pardon et de la fête

Fleurus, 1998

La vie communautaire est une merveilleuse aventure. Ce livre clarifie les conditions nécessaires à une vie communautaire. Écrit sous forme de brèves, Jean Vanier donne des pistes de réflexions et les conditions nécessaires à la vie en communauté, lieu d'amour et d'épanouissement. Ces pistes de réflexion Jean Vanier nous les offre comme autant de découvertes vécues au quotidien à travers les moments d'unité mais aussi de tensions et de souffrances.


Aimer jusqu'au bout. Le scandale du lavement des pieds

Novalis, 1996

Comme saint Bernard, Jean Vanier associe le geste du lavement des pieds à un sacrement: «Le lavement des pieds est symbolique. C’est un geste qui parle de service, de communion, de pardon mutuel, de co‐existence, d’unité». Jean Vanier met ce geste à l'honneur dans les communautés de L'Arche. Il invita plus de deux cent cinquante délégués de diverses églises à faire ensemble cette cérémonie, en signe de communion et d'humilité, et renouvela cette invitation en Irlande du Nord. Ce livre témoigne de l'importance de ce geste.


L'histoire de L'Arche

Novalis, 1995

Les communautés de L’Arche proposent une vision nouvelle: accueillir toute personne, quel que soit son handicap ou ses faiblesses, dans des communautés humaines où chacun est accueilli dans toutes les dimensions de son humanité, incluant sa dimension spirituelle. Vanier raconte dans ce journal interne de cette communauté qui a pour fondement le partage de la vie quotidienne avec des personnes vivant avec une déficience intellectuelle.
On y retrouve le cheminement unique de son fondateur, Jean Vanier, et de tous ceux et celles qui sont venus se joindre à lui pour former aujourd'hui près de cent communautés réparties sur les cinq continents. Il livre les trente premières années de cette aventure: croissance, expansion, difficultés, joies. Il montre également comment l'espérance chrétienne s’incarne dans le développement d’un projet communautaire. Plus qu’une succession de dates et de lieux, Jean Vanier nous révèle les transformations qui se sont opérées dans des centaines de cœurs humains et qui se continuent, afin de changer le monde… un cœur à la fois.


La spiritualité de L'Arche

Novalis, 1995

Jean Vanier décrit comment la vie partagée avec des personnes fragiles, touchées par une déficience intellectuelle nous appelle à nous transformer, à nous dégager de nous‐mêmes, à risquer de nous perdre pour mieux nous retrouver. C'est l'expérience intime de Jean Vanier qui est ici décrite alors qu'il quitte une vie rangée pour aller vivre avec Raphael et Philippe, deux hommes confinés à un asile psychiatrique. C'est ainsi qu'il découvre ses propres 'déficiences du cœur', ses difficultés à aimer et à pardonner. La vulnérabilité de l'être fait surgir de grandes questions qui ont le pouvoir de nous lancer sur un chemin de liberté.


Une porte d'espérance

Editions de l'Atelier, 1993

Jean Vanier nous invite à aller au‐delà de la compréhension et de la compassion envers les personnes avec un handicap. Quand, en 1964, il s’installe avec deux d’entre eux, Philippe et Raphaël, dans un petit village de l’Oise, il n’imagine certainement pas le monde qui s’ouvre derrière la petite porte qu’il pousse. La lumière qui s'introduit dans l'embrasure de la porte de L'Arche est toute intérieure. Elle éclaire tout homme sur la joie qui émane de sa fragilité acceptée et aimée." Des pages sur la vie de Jean Vanier, sur les communautés de L'Arche qu'il a fondées, sur les personnes touchées par une déficience intellectuelle, l'amour et la fraternité qu'ils partagent et leur vie intérieure.
L’amour dont nous parle Jean Vanier est une invitation au voyage au pays de l’autre: «Viens, vends tout ce que tu as et suis‐moi» demande le Christ au jeune homme riche. Ses mots sont un pari de confiance en la personne que nous jugeons au premier abord inutile, celle que nous rejetons car elle est instable, renversante, dérangeante. Mais, nous dit Jean Vanier, elle peut combler au‐delà de toute espérance : avec elle, le rejet devient accueil, la compétition devient communion. Les textes qui paraissent dans cet «itinéraire» ont subi l’épreuve de l’expérience et du temps.


Le corps brisé

Parole et Silence, 1988

Les jeunes ont joué un rôle important dans ma vie au cours de ces vingt dernières années. Ils m'interpellent par leur soif profonde de Dieu et par leur désir de trouver des chemins authentiques pour vivre l'Évangile. Mais dans notre monde brisé, cette soif et ce désir sont également cause de souffrance, de peur, et même parfois de désespoir. Il y a tant de lieux de divisions, d'oppressions, de haines et de guerres, que beaucoup se sentent découragés, parfois même désespérés. «Dans toutes ces brisures, cependant, il y a des semences de vie.
Il faut qu'une terre soit brisée, labourée, pour pouvoir accueillir la semence. Un poème persan dit: "Fends le cœur de l'homme, tu y trouveras un soleil". Ces semences sont cachées dans tant de cœurs humains brisés qui renaissent à l'espérance et s'ouvrent à l'amour, et dans tant de petites communautés qui accueillent des personnes faibles, témoignant ainsi que la vie est plus forte que la mort. Oui, caché dans tout corps, aussi brisé soit‐il, bat un cœur, capable d'aimer, un cœur qui est la demeure de l'esprit de Dieu».
Ce livre est écrit pour ces jeunes qui sont parfois rebelles et en colère, et pourtant accueillants; parfois perdus, et pourtant en recherche, assoiffés de vie, avançant à tâtons; parfois dans la détresse, et pourtant gardant en eux une lueur d'espérance. Il propose entre autre une compréhension renouvelée du corps à la lumière de l'expérience avec des personnes blessées dans leur corps et dans leur être profond.


Je rencontre Jésus

Anne Sigier, 1982

Jean Vanier et une petite sœur de Jésus ont mis en commun leurs talents pour offrir dans ce livre une contemplation de la Parole de Dieu. Je marche avec Jésus est un chemin qui mène à l’essentiel de l’Évangile: rencontrer Jésus à travers la relation avec les plus vulnérable, la prière, la Parole de Dieu, les sacrements et la vie communautaire. Idéal pour enfants ou adolescents, le langage est simple et facile à lire. Il peut aussi être utilisé comme livre à colorier.


Ne crains pas

Fleurus, 1978

«Les marginaux, ceux qui sont écrasés et blessés, m’ont plus appris sur l’Évangile que les sages et les prudents. Par leur croissance, leur acceptation, leur abandon, ils m’ont appris à accepter ma faiblesse et à ne pas prétendre être fort et capable. Les personnes touchées par une déficience intellectuelle m’ont montré que je suis moi‐même handicapé, comme nous le sommes tous. Elles m’ont rappelé que nous sommes tous faibles, et tous appelés à mourir, et que ce sont les deux réalités dont nous avons le plus peur.»


Ma faiblesse, c'est ma force

Bellarmin, 1970

Le général Georges Vanier, d’abord soldat puis ambassadeur, termina sa carrière en tant que gouverneur général du Canada. Ce livre tente de nous faire découvrir la source cachée où le général Vanier puisait sa force.
Sa vie intérieure, comme l’écrit si bien son fils Jean, «ne constituait pas seulement une partie très importante de son existence, mais elle était la source même de ses actes, de son amour et de sa délicatesse, de son sens du devoir et de sa volonté de servir. (…) Mon père eut une vie publique qu’on pourrait appeler pleinement réussie ; il accéda à la plus haute fonction du pays ; il était honoré et estimé de tous. Mais il eut aussi une vie spirituelle qui fut, à bien des égards, cachée même à sa famille. (…) Tout ce que nous souhaitons, c’est que ces pages révèlent, sans exagérer et sans faire de lui un personnage éloigné, un peu de son humilité, de son amour et de son respect pour tous les hommes, qualités qui trouvaient leur source dans son amour et son expérience personnelle de Jésus-Christ. »