Jean Vanier - Dossier de presse

Profil

Philosophe, théologien, écrivain et humaniste reconnu, Jean Vanier est le fondateur de deux organisations internationales consacrées aux personnes ayant une déficience intellectuelle : L’ARCHE et FOI ET LUMIERE. Les 147 communautés de L’Arche dans 35 pays et les 1500 communautés de Foi et Lumière dans 82 pays sont de véritables laboratoires de transformation humaine. En effet, ceux qui font l’expérience de vivre avec des personnes ayant une déficience intellectuelle ressortent bouleversés par ce qu’ils ont reçu et par la richesse des relations humaines vécues. En vivant depuis plus de 50 ans auprès de ces personnes, Jean Vanier est devenu l’ardent défenseur des plus vulnérables et des personnes marginalisées au sein de notre société.

Jean Vanier intervient régulièrement dans la sphère publique pour témoigner et nous inviter à reconnaître les dons et les enseignements précieux qu’apportent à la société les personnes ayant une déficience intellectuelles lorsqu'elles sont accueillies et aimées.

Parce qu’il rejoint les besoins fondamentaux et universels de chaque homme, le message de Jean Vanier dépasse les frontières religieuses et culturelles. Son expérience témoigne du pouvoir transformant de l'amour, de la vulnérabilité, du pardon et de la simplicité, qualités humaines peu promues de nos jours et pourtant si essentielles.

Tandis que la société contemporaine pousse à une recherche très individualiste de l’épanouissement personnel, parfois au détriment de celui des autres, Jean Vanier réoriente notre attention sur l’« être avec » les autres, et tout particulièrement avec les plus vulnérables. Il invite chacun à dépasser ses propres ambitions pour œuvrer au bonheur d’autrui en étant ouvert à ses désirs et ses besoins. Alors seulement nous pourrons découvrir les trésors cachés et la beauté de chaque personne. L’Arche et Foi et Lumière sont bâties sur cette conviction que les personnes que le monde juge inutiles et considère comme un poids financier sont sources de vie et nous font devenir pleinement humains.


Témoignages de personalités

"Un homme sans frontières"

Prof. Émérite Dr. Balfour Mount, (médecine et soins palliatifs), Université McGill
Jean possède une stature intellectuelle, une vision universelle et des idées impressionnantes. Son intégrité saute aux yeux dès la première rencontre, tout comme sa douceur et sa profonde humilité. Une rencontre avec Jean Vanier éveille en nous notre capacité humaine d'être prévenants, ainsi que notre compassion et notre joie de vivre.

Dr. Rowan Williams, 104e Archevêque de Canterbury (2003-2012), théologien et poète
Transcender sa propre culture et confession religieuse pour mettre en lumière les possibilités issues de l'expérience des plus vulnérables, sans ignorer la part d'obscurité et de souffrance que cela suppose et en transformant des esprits et des vies sur tous les continents, ce n'est pas seulement un accomplissement hors du commun, particulièrement pour un homme véritablement humble; c'est tout simplement extraordinaire.

Timothy Shriver, PDG des Jeux Olympiques spéciaux
Jean Vanier est reconnu à l'échelle internationale comme humaniste, leader moral et spirituel œcuménique, et visionnaire social pour son message de paix.

Prof. Heather Eaton (théologie), Saint Paul University
Le Dr. Vanier est un homme d'une parfaite intégrité, doté d'une stature et d'une réputation largement reconnues à travers le monde. Or, il demeure un homme humble, doux et sans prétention, accordant à chacun dignité et respect.
Il est le leader d'un mouvement ayant entraîné la libération de milliers de vies.

Prof. Émérite Bryan Massam, (géographie), Université York
Jean Vanier est un leader dans la sensibilisation à la souffrance vécue par tous ceux qui ont été marginalisés. Il est reconnu à l’échelle internationale pour sa conception fascinante de ce que signifie une vie pleinement humaine et pour son leadership social et spirituel dans la construction d’une société de la compassion.

Prof. Hank Bersani (éducation spécialisée), Western Oregon University
Son influence s'étend bien au-delà des États-Unis et des soi-disant « pays riches ».
Une vision du monde comme la sienne est du calibre d'un candidat au prix Nobel de la Paix.

"Une vision universelle"

Prof. Luther Smith (théologie), Emory University
L’approche élaborée par Jean Vanier a poussé des individus, des gouvernements, des institutions religieuses et des agences sociales à adopter l'établissement de communautés de soin comme la méthode la plus holistique pour combattre l'aliénation dont sont victimes les personnes ayant une déficience intellectuelle dans notre société.
Les communautés de L'Arche de Jean Vanier sont devenues des modèles pédagogiques qui nous montrent le processus par lequel des sociétés peuvent réaliser leur rêve d'une véritable communauté.
Alors que de plus en plus de gens prennent connaissance de l'œuvre de Jean Vanier, ils ne souhaitent pas seulement lui rendre honneur, mais découvrir comment eux aussi pourraient créer des relations de soins mutuels avec les plus vulnérables.

Prof. Joseph Tadie (philosophie), Saint Mary’s University, Minnesota
Vanier est notre modèle et notre guide dans nos efforts pour vivre en communauté avec les pauvres; il enseigne à nos esprits et touche nos cœurs, il nous aide à doucement abaisser les barrières héritées de notre culture et société, qui nous séparent de ceux qui vivent de ce côté « autre », moins favorisé, de la vie.

Jean Vanier a inspiré des gens à travers le monde à se joindre à lui dans ce qu’il a appelé « une douce révolution, où les puissants sont détrônés et les faibles glorifiés, où les ennemis sont pardonnés tandis que tombent les murailles, où les armes sont démantelées. »

Prof. Lisa Cataldo (Théologie pastorale), Fordham University
La vision de Jean Vanier est radicale dans sa simplicité et le défi qu'elle nous lance. Il s'agit ni plus ni moins du défi de susciter la paix en embrassant notre humanité. Je n'ai connaissance d'aucune autre vision qui condense mieux ce dont notre monde actuel a besoin.

Prof. Tom Reynolds (Théologie), Université de Toronto
Jean Vanier propose une vision de portée interreligieuse. Son message d'amour du prochain et d'hospitalité envers l'étranger est au cœur de plusieurs grandes traditions religieuses dans le monde.
L'œuvre de Jean Vanier symbolise l'espoir d'un avenir plus inclusif et humain.
La sagesse discrète de Jean Vanier est un don peu commun fait à l'humanité en cette époque d'incertitude, de conflit et de danger.
Depuis plus de 40 ans, sa vision et son travail extraordinaires ont aidé un nombre incalculable de personnes à travers le monde à trouver une voie d'amour et de vie.
La façon qu'a Jean Vanier de prendre soin et de vivre avec les plus faibles et vulnérables dans notre société – les personnes ayant une déficience intellectuelle – est un rayon de lumière et d'espoir dans le monde.

Prof. Christine Pohl (Théologie et éthique sociale), Asbury Theological Seminary
L'influence de Jean Vanier se fait sentir à travers le monde et opère surtout au niveau personnel et interpersonnel.
Jean Vanier a été un modèle et une inspiration pour des milliers de personnes qui cherchent à bâtir un monde dans lequel les plus vulnérables d'entre nous puissent atteindre la plénitude et être complètement inclus dans leur communauté.
Ses idées forment la base des débats et efforts actuels visant à bâtir de petites communautés d’espoir et de salut.
L’engagement à long terme du Dr Vanier, sous forme de petites communautés comme témoignages de paix, d’espoir et de plénitude, est une vision et une réalité digne d’être célébrée, imitée et honorée.

Prof. Émérite Dr. Balfour Mount, (Médecin, pionnier des soins palliatifs au Canada), Université McGill
Les exemples que Jean a donnés au monde avec L'Arche, Foi et Lumière et Intercordia sont des balises d'espoir dans un monde instable.

"Un homme de cœur"

Prof. Émérite Dr. Balfour Mount, (Médecin, pionnier des soins palliatifs au Canada), Université McGill
Ce qui m'a le plus impressionné fut sa manière de regarder les personnes avec qui il parlait. Sa présence à eux était totale, radicale! Il m'a semblé qu'il ne regardait pas leur apparence, mais tout droit dans leur cœur. Je n'avais jamais vu ce regard chez qui que ce soit. C'était là un véritable guérisseur!

Prof. Tom Reynolds (Théologie), Université de Toronto
Sa sincérité, sa façon simple et sensible d'être avec les gens sont les marques de son hospitalité véritable.

Prof. Richard Kearney, titulaire de la Chaire Charles B. Seelig de philosophie, Université de Boston
Une philosophie vivante s’il en est une, une philosophie de la chair, du cœur, du témoignage et de la charité.

Bernie Farber, Directeur général, Congrès juif canadien
Dans la tradition juive, nous disons d’une personnalité telle que Jean Vanier qu’elle est un « Mensch ». C’est un honneur spécial par lequel nous reconnaissons les qualités uniques d’un homme qui a consacré la majeure partie de sa vie à des personnes qui vivent des défis particuliers.
Nos sages nous enseignent : « celui dont les actes dépassent la sagesse est comme un arbre dont les branches sont peu nombreuses, mais les racines abondantes. Même lorsque tous les vents du monde viennent et soufflent sur lui, il demeure inébranlable. » Jean Vanier, par sa sagesse et ses actes, s’est assuré que les racines de la tolérance, de la respect et de la compréhension soient bien plantées.

Prof. Hank Bersani (Education spécialisée), Western Oregon University
Le leadership de Jean n'est ni politique, ni économique, pas plus qu'il n'est académique ou scientifique; son leadership est celui du cœur et de l'esprit.

Rév. Prof. Émérite Frances Young (Théologie), Chaire Edward Cadbury et Vice-Chancelier, Université de Birmingham
J’ai pu voir comment les gens acquièrent une envergure et une confiance nouvelles en sa présence.
Ce qu'il a d'extraordinaire, c'est l'attention qu'il porte à ceux qui le côtoient et sa capacité de mettre en lumière leurs meilleures qualités, de leur montrer leur valeur et les dons qu'ils ont à offrir, sans se soucier qu'ils semblent petits et faibles. Cet effet salutaire permet aux autres de recevoir la paix de lui et de devenir à leur tour des artisans de la paix.

"Un messager et son expérience pratique"

Prof. Tom Reynolds (Théologie), Université de Toronto
Sa vie incarne ce qu'elle proclame.
Son message ne se manifeste pas en idées abstraites, mais en relations vécues avec les gens.

Dr. Rowan Williams, 104e Archevêque de Canterbury (2003-2012), théologien et poète
Nous avons besoin de gens qui savent ce que signifie vivre non pas sans peur, mais en surmontant sa peur...
Dans un monde qui sait diviser et nous faire sentir divisés, nous avons besoin de gens qui savent vivre en plénitude, embrasser la diversité, aimer et aider les autres à aimer la beauté de notre humanité commune.
Nous avons besoin de gens comme Jean Vanier, qui ont appris à comprendre non seulement l'angoisse d'être humain et fragile, mais aussi la joie d'être humain et fragile.
Ceux qui font le choix de rejeter la violence de leur vie, qu'ils vivent dans des conditions précaires ou soient habitués au pouvoir et à la richesse, ont besoin de savoir ce que signifient la paix, la réconciliation et l'épanouissement de la personne – particulièrement dans les circonstances les plus difficiles.

Prof. Christine Pohl (Théologie et éthique sociale), Asbury Theological Seminary
La combinaison de son érudition en théologie morale et de son expérience pratique de la vie en communauté a produit des écrits à la fois sages et profonds.
Sa conception du pouvoir, de l'accueil, de la reconnaissance, de la construction, de la paix et de la communauté est profonde et stimulante, sans jamais sombrer dans le sentimentalisme. Parce qu'il écrit sur ce qu'il vit, il reconnaît et s’attaque aux obstacles tenaces qui s’opposent à la paix et à la réconciliation.

Le Révérend Dr. Sam Wells, ancien Doyen de la Chapelle, Duke University, maintenant vicaire de St Martins in the Fields, London
Et maintenant, il est vieux. Lorsqu'il est venu à la Chapelle de Duke, j'ai dû le tenir par le bras pour monter et descendre les marches et traverser l'allée centrale; pourtant, il incarne et représente un pouvoir plus grand que tout ce que j'ai vu chez une personne vivante.
Un radical... une personne qui par son témoignage en faveur de la paix demande et donne plus que toute autre personnalité contemporaine.

L'Hon. Roméo A. Dallaire, Lieutenant-général (retraité), Sénateur
Il est un messager de paix par ses interventions publiques et ses écrits.

"Universalité de son message"

Prof. Heather Eaton (Théologie), Saint Paul University
Dans les domaines de la religion et des conflits religieux, mon expérience m'a démontré que l'approche du Dr. Vanier permet aux gens de surmonter leurs différences et de combiner leurs efforts pour le bien commun.

Timothy Shriver, PDG des Jeux Olympiques spéciaux
L’œuvre de Jean Vanier est inspirante pour l’humanité entière, y compris pour les personnes ayant une déficience intellectuelle.
Dans un monde marqué par la peur de la différence et la difficulté à communiquer, où nos religions se méfient trop souvent les unes des autres, Jean Vanier a puisé dans sa foi et ses valeurs pour bâtir la paix et découvrir ce que l'humanité a de meilleur en elle.

Prof. Hans S. Reinders (Ethique), Faculté de Théologie, VU University, Amsterdam
C'est tout simple – être présents les uns aux autres – et cependant, dans cette simplicité, le principe fondamental de L'Arche est devenu un signe de paix à travers le monde.

Prof. Marc Dumas (Théologie), Université de Sherbrooke
Les Arches sont des lieux concrets, tant dans les pays développés que dans les pays émergents, tant dans les pays chrétiens que dans les pays où d’autres religions sont présentes, ce qui prouve qu’il est possible de créer un monde de paix.

Prof. Hank Bersani (Education spécialisée), Western Oregon University
Ceux qui pensent que son travail porte sur la déficience intellectuelle n'ont rien compris.

"Vulnerabilité et paix"

Prof. Stanley Hauerwas (Théologie), Duke University
Dans un monde où les convictions religieuses et idéologiques font peser la menace au nom de la sécurité, Jean Vanier est un guide qui nous donne à voir et à comprendre ce qu'est la paix.
Je suis un théologien engagé dans la pratique chrétienne de la non-violence. En tant que tel, on me demande souvent où cette non-violence pourrait bien exister. Depuis des années, je réfère ceux qui me posent cette question à l'œuvre de Jean Vanier.

L’Hon. Michael Ignatieff, P.C., M.P.,  ancien chef du Parti Libéral du Canada
Sa philosophie de la communauté avec les personnes ayant une déficience intellectuelle est un puissant appel au rejet des barrières qui nous divisent. En effet, il n’y a pas « nous » d’un côté et « eux » de l’autre dans les communautés qui constituent L’Arche. Il n’y a que la quête de la paix, entreprise par ceux qui sont faibles et vulnérables, qu’ils vivent ou non avec une déficience.

Prof. Heather Eaton (Théologie), Saint Paul University
Le Dr. Vanier a consacré sa vie à enseigner comment devenir des artisans de la paix, en faisant face à la complexité des forces intérieures et sociales qui lui font obstacle.
Contrairement à d'autres qui se contentent de parler de la paix, le Dr. Vanier s'engage personnellement en apprenant, observant, vivant et enseignant la voie de la paix.

Prof. Lisa Cataldo (Théologie pastorale), Université Fordham

Jean Vanier a compris que la paix véritable, à la fois intérieure et extérieure, ne peut survenir par l'exercice du pouvoir, mais s'incarne plutôt dans la vulnérabilité réciproque d'êtres humains qui partagent le même désir d'être valorisés, aimés et accueillis.
Pour Jean Vanier, la paix se réalise « un cœur à la fois ».

L'Hon. Roméo A. Dallaire, Lieutenant-général (retraité), Sénateur
Les communautés de L’Arche ne sont pas seulement des lieux de compassion et de justice, mais aussi des laboratoires où sont formés des artisans de la paix.

Prof. Emmanuel Katongole (Théologie), Centre de Réconciliation (Duke University)
Jean Vanier et le mouvement de L'Arche dont il fut l'inspiration nous indiquent les dons de la douceur et du quotidien qui rendent possible la communauté et la quête de la paix.

Mr. Arthur Labatt, ancien Chancelier, Université de Western Ontario  
Dans les communautés de L'Arche, un monde d'inclusion et de paix est bâti par tous.

Prof. Kevin Reimer (Psychologie), Azusa Pacific University
Jean Vanier fait de la paix la grande invitation à entrer en relation avec les autres. C’est l’accueil qui est fait lorsque l’on comprend  que notre humanité commune est découverte et célébrée par la différence.
La signification politique de la paix se réalise en accueillant ceux qui sont déficients, faibles et rejetés. L'invitation et l'accueil nous forcent à la rencontre avec notre propre fragilité, rendant possible la paix.

Prof. Hans S. Reinders (Ethique), Faculté de Théologie, VU University, Amsterdam
Jean Vanier nous enseigne que pour vivre en paix, nous devons reconnaître notre propre part de violence.

Prof. Tom Reynolds (Théologie), Université de Toronto
Pour Jean Vanier, l'antidote à la violence n'est pas la paix par la force et la protection, qui par peur rejette ou dissimule la faiblesse, mais la paix fondée sur une vulnérabilité commune.

Timothy Shriver, PDG des Jeux Olympiques spéciaux
Jean Vanier a rapidement pris conscience qu'avec leurs membres les plus vulnérables placés en leur cœur, les communautés de L'Arche ne sont pas seulement des lieux de compassion et de justice, mais également des laboratoires d'apprentissage où sont formés des artisans de la paix.
Le message de Jean Vanier et de L'Arche est profondément original et va droit au cœur des obstacles à la paix. Vivre des relations avec nos compagnons les plus pauvres et vulnérables nous enseigne comment désamorcer en nous et autour de nous les causes de conflits: la peur de la différence, la violence et la quête de pouvoir et de richesses.

Prof. Joseph Tadie (Philosophie), Saint Mary’s University, Minnesota
Jean Vanier s’est laissé devenir vulnérable, guidé par deux hommes marginalisés. Il a été entraîné dans sa propre faiblesse et confronté à ses propres barrières émotionnelles. Lorsque ces murs eurent été déconstruits, d’autres individus furent attirés par la paix authentique épanouie là où ces murs s’étaient dressés.

Rév. Prof. Émérite Frances Young (Théologie), Chaire Edward Cadbury et Vice-Chancelier, Université de Birmingham
Au cœur de la pensée de Jean Vanier se trouve la reconnaissance que la paix consiste en la capacité d'accueillir parmi nous ceux qui sont différents.

"Accueil, partage et joie"

Prof. Hans S. Reinders (Ethique), Faculté de Théologie, VU University, Amsterdam
J'ai visité des communautés de L'Arche dans différentes parties du monde, et j'ai toujours été saisi par le pur bonheur des gens qui y vivent, en dépit des nombreuses difficultés auxquelles ils font face dans leur vie quotidienne.

Prof. Marc Dumas (Theology), University of Sherbrooke
C’est à un monde d’accueil, d’ouverture, de dialogue, de partage, de tolérance auquel Jean Vanier nous invite; c’est à un monde de joie, de justice et de paix qu’il nous convoque depuis plus de cinq décennies

"La dignité de chaque personne humaine"

Prof. Marc Dumas (Théologie), Université de Sherbrooke
C’est à un monde d’accueil, d’ouverture, de dialogue, de partage, de tolérance auquel Jean Vanier nous invite; c’est à un monde de joie, de justice et de paix qu’il nous convoque depuis plus de quatre décennies.

Rév. Dr. Gerald A. Arbuckle, S.M., Professeur au Martin D’Arcy Memorial, Campion Hall, Oxford, et Co-directeur de l’unité de recherche sociale RPD, Sydney
Jean Vanier est parvenu à mettre en lumière la dignité de tous, sans distinction de race ou de religion, et particulièrement la dignité de ceux qui vivent ayant une déficience intellectuelle.

James Towey, Président, Ave Maria University, Florida
Jean Vanier a apporté la paix en affirmant et en défendant la dignité humaine des personnes ayant une déficience, tout en faisant un appel prophétique à la société de reconnaître notre besoin d’entrer en relation avec eux.

Prof. Joseph Tadie (Philosophie), Saint Mary’s University, Minnesota
Par l’appel plein de tendresse, de calme et d’amour fait par Jean Vanier à des gens de diverses origines et traditions religieuses, ces murs qui nous séparent des personnes marginalisées sont déconstruits jour après jour, à travers des actes aussi simples qu’un sourire partagé, une main tenue ou une promenade ensemble.
Pour Vanier, « marcher avec les pauvres, c’est aller à contre-courant de la société. La culture dominante peut s’accommoder que l’on travaille pour eux, voire même que l’on se batte pour leurs droits et pour les élever à la normalité de la société. Mais que l’on vive simplement avec eux, que l’on partage leur vie et fonde une communauté avec eux, et nous sommes déjà dans un lieu autre!»

Timothy Shriver, PDG des Jeux Olympiques spéciaux

Dans les sociétés d'aujourd'hui, les personnes ayant une déficience de développement sont les plus vulnérables et marginalisées, et elles souffrent grandement de cette marginalisation. Privées de leur voix, elles sont victimes de rejet, de violence et d'exclusion.
Les communautés de L'Arche à travers le monde offrent un havre de paix et un lieu où les personnes ayant une déficience peuvent croître et se développer à leur plein potentiel, poursuivre leurs projets et intérêts, et apporter leur contribution à la société.
Reconnaissant la souffrance et l'isolement des familles avec un membre déficient intellectuel, Jean Vanier a apporté une réponse en co-fondant Foi et Lumière. Cette organisation a été particulièrement bien accueillie dans les pays où les services sociaux pour les personnes ayant une déficience sont inexistants, apportant soutien et espoir à ces personnes et à leurs familles.
Le message de L'Arche transcende le domaine de la déficience.

"Ensemble devenir humain"

Rév. Dr. Gerald A. Arbuckle, S.M., Professeur au Martin D’Arcy Memorial, Campion Hall, Oxford, et Co-directeur de l’unité de recherche sociale RPD, Sydney
Jean Vanier nous enseigne que chacun de nous a un don de vie à offrir au monde; de fait, les personnes ayant une déficience intellectuelle peuvent être d’excellents professeurs en ce qu’ils nous entraînent à reconnaître la vulnérabilité en chacun de nous. Plus nous en prenons conscience, plus nous comprenons l’importance de chacun pour les autres – ce qui est sans nul doute une condition d’une paix durable.

Prof. Tom Reynolds (Théologie), Université de Toronto
Le leadership de Jean Vanier et sa vision reflètent une profonde spiritualité de la guérison et de la communauté, à la fois enracinée dans la foi chrétienne et chevauchant plusieurs traditions religieuses, qui touche au cœur de l'esprit humain: la capacité de la fragilité et de la faiblesse humaines de donner le jour à des relations de don mutuel, en puisant dans les sources profondes de la solidarité et de l'amour.
Il invite ceux qui l'entourent à « devenir humains », non pas en tant qu'expert, mais en tant que compagnon dont l'humanité est, comme eux, en devenir.
L'appel de Jean Vanier est celui d'une communauté qui soit inclusive.
Jean Vanier nous convie à une communion dans la vulnérabilité.
La guérison véritable survient ici non pas comme cure miraculeuse, mais par le respect, les soins et l'amour mutuels. Paradoxalement, la vulnérabilité se transforme en une source de force et de plénitude, un lieu de réconciliation et de communion avec les autres.

Prof. Kevin Reimer (Psychologie), Azusa Pacific University

En un renversement inattendu, les personnes déficientes précédemment marginalisées deviennent des enseignants – mettant les autres au défi de vivre paisiblement dans des relations authentiques. (Merci d'indiquer la source si vous utilisez cette citation: Living L’Arche: Stories of Compassion, Love, and Disability, by Kevin Reimer, Continuum International Publishing, 2009)

Prof. Christine Pohl (Théologie et éthique sociale), Asbury Theological Seminary

En créant et en inspirant des communautés où sont reconnues la place centrale et la contribution des plus vulnérables, le Dr. Vanier nous aide à comprendre que la force et la faiblesse sont interdépendantes, et qu’elles peuvent contribuer à une vie en commun marquée par la beauté et l'inspiration.

Prof. Richard Kearney, titulaire de la Chaire Charles B. Seelig de philosophie, Université de Boston
Son message et son charisme opèrent de bas en haut, d’individu à individu, d’une intériorité à une autre, d’une humanité blessée à une autre.
La profonde humanité qui nous unit est plus puissante que les différences où s’enracine la violence.

Prof. Emmanuel Katongole (Théologie), co-directeur du Centre for Reconciliation (Duke University)
L'une des idées les plus mémorables de Jean Vanier est que ce dont les faibles et les pauvres ont besoin de nous n'est pas vraiment de faire des choses pour eux, mais tout simplement de nous asseoir avec eux à la même table.

Prof. Heather Eaton (Théologie), Saint Paul University
Ses enseignements rassemblent les gens. Sa compassion généreuse devant la souffrance humaine adoucit les gens et leur permet d'abaisser leurs barrières, de s'ouvrir et de prendre conscience de ceux qui souffrent autour d'eux.

L'Hon. Roméo A. Dallaire, Lieutenant-général (retraité), Sénateur
Une clé de l'œuvre de Jean Vanier est sa conviction que chaque personne possède des dons à partager avec les autres, et que d'une certaine manière l'individu marginalisé – par exemple une personne ayant une déficience intellectuelle – joue un rôle particulièrement important, voire même prophétique, dans notre monde marqué par l'individualisme et la compétition.

Prof. Lisa Cataldo (Théologie pastorale), Fordham University
Lorsque nous commençons à voir notre propre fardeau avec compassion, nous commençons à nous ouvrir à l'autre avec la même compassion. Nous créons ainsi la possibilité d'approfondir ensemble notre humanité – humblement, modestement, et paisiblement.

Rév. Prof. Émérite Frances Young (Théologie), Chaire Edward Cadbury et Vice-Chancelier, Université de Birmingham
Jean possède la capacité remarquable de penser en termes universels, dans sa réflexion sur la condition humaine en général et les conditions de la paix pour l'humanité, à partir de l'expérience particulière de la vie en compagnie de personnes ayant une déficience intellectuelle.
Jamais il ne s'attribuerait à lui seul un grand accomplissement; or, il n'y a aucun doute que son œuvre a constitué une sorte de « signe prophétique » qui nous guide vers de nouvelles possibilités d'une communauté humaine universelle.

Pamela Wallin, Sénateur canadien
Pour Jean Vanier, notre cœur doit se libérer de la peur pour nous permettre de découvrir notre humanité commune.

"Réconciliation"

Prof. William Gaventa, Directeur, Summer Institute for Theology & Disability
Son œuvre est un appel à une refonte complète de notre conception de la force, du pouvoir et du savoir en ce qu'elle nous montre comment se déforme l'identité humaine lorsqu'elle ne reconnaît pas sa propre faiblesse, sa vulnérabilité et ses limites.

L'Hon. Roméo A. Dallaire, Lieutenant-général (retraité), Sénateur
Jean Vanier et L'Arche embrassent un ensemble de valeurs qui contrastent radicalement avec les valeurs dominantes de sociétés d'aujourd'hui, qui sont en majeure partie fondées sur la compétition et la quête de pouvoir.

Prof. Kevin Reimer (Psychologie), Azusa Pacific University
La réconciliation et la guérison à L'Arche ne sont pas indexées à la productivité économique, à un avantage compétitif ou un à statut particulier. La paix survient lorsque les personnes ayant une déficience intellectuelle et leurs assistants apprennent ensemble que chacun de nous est incomplet, mais néanmoins digne du plus grand respect. (Merci d'indiquer la source si vous utilisez cette citation: Living L’Arche: Stories of Compassion, Love, and Disability, by Kevin Reimer, Continuum International Publishing, 2009)


Biographie

Enfance et quête spirituelle

De nationalité canadienne, Jean Vanier naît en 1928, quatrième et avant dernier enfant de la famille. Son père, Georges Vanier, Gouverneur général du Canada de 1959 à 1967, fera carrière dans la diplomatie entraînant sa famille au gré de ses fonctions en France et en Angleterre où Jean passera son enfance. En 1942, Jean entre au collège de la Royal Navy à Dartmouth. Il a alors 13 ans. Le jeune garçon s’embarque dans la marine anglaise, puis canadienne, en pleine seconde guerre mondiale où il restera 8 ans. Cette expérience le façonne pour toute la vie. Pourtant, il ressent un appel à une autre forme de vie. Commence ainsi sa quête spirituelle. En 1950, il choisit de démissionner de la marine canadienne où une carrière toute tracée l’attendait. Les années qui suivent sont des années de recherche de sens et d’approfondissement de sa foi. Des années où il réfléchit à la façon dont il pourrait vivre l’Evangile plus pleinement au quotidien.

Il rejoint L'Eau Vive, un centre de formation théologique et spirituel pour des laïcs. Ce centre d’envergure internationale est dirigé par le père dominicain Thomas Philippe. Jean Vanier commence sa thèse de doctorat sur l’éthique d’Aristote qu’il soutiendra en 1962. Ce sera le premier de ses ouvrages publié en 1966 chez Desclée de Brouwer : Le Bonheur, principe et fin de la morale aristotélicienne. En 2000, il publiera «Le Goût du bonheur» pour rendre accessible, dans un langage sobre et clair, la sagesse d’Aristote.

L’Arche : l’histoire d’une rencontre

A la fin de l’année 1963, il prête main forte au Père Thomas qui vient d’être nommé aumônier du Val Fleuri à Trosly-Breuil, petit bourg situé au bord de la forêt de Compiègne dans l’Oise. Le Val Fleuri est une institution qui accueille une trentaine d’hommes avec une déficience intellectuelle. Puis il repart au Canada où il doit assurer un cycle d’enseignement au Collège Saint Michael de l’Université de Toronto, ses conférences rencontrent très vite l’intérêt des étudiants. Pourtant, son cycle terminé, Jean retourne à Trosly et commence à s’intéresser à la situation des personnes ayant une déficience intellectuelle.

C’est ainsi qu’il visite l’asile psychiatrique de Saint-Jean-les-Deux-Jumeaux dans le sud de la banlieue parisienne. Les conditions de vie y sont très difficiles. Il y fait la connaissance de Raphaël Simi et de Philippe Seux et est profondément touché par leur détresse. Il décide, avec le soutien du père Thomas Philippe, d'acheter une petite maison dans le voisinage pour les accueillir et vivre avec ces deux nouveaux compagnons. Ce ne sont pas « des handicapés mentaux » que Jean Vanier accueille, ce sont Raphaël et Philippe; ce n’est pas une institution qu’il crée, mais lui qui s’engage auprès de ces deux hommes dont le cri l’a touché. Cette démarche d’engagement personnel va se révéler extraordinairement féconde.

Pour tous les trois, c’est le début d'une vie nouvelle, radicalement différente de tout ce qu'ils connaissaient jusque-là. C’est aussi, après quelques mois d'ajustements et de tâtonnements, le début d'une aventure humaine hors du commun : "au fond, raconte Jean Vanier, ils voulaient un ami. Ils ne voulaient pas d’abord mes connaissances, mes capacités de faire des choses, mais mon cœur et mon être ». Dès l'année suivante, de nouveaux lieux de vie voient le jour et Jean Vanier fait appel aux bonnes volontés pour l'accompagner dans sa tâche. Des jeunes de France, du Canada, d'Angleterre, d'Allemagne se joignent à lui et deviennent des assistants qui font le choix de vivre avec des personnes ayant une déficience intellectuelle.

C’est cette même expérience de la rencontre que vivent toujours les assistants. Ce qui fait sens pour tous ces jeunes, et qui les ancrent dans cette réalité, c'est la relecture de cette expérience de vie commune qui modifie profondément le regard qu’ils portent sur la personne humaine et sur le handicap. La vie partagée entre personnes avec ou sans déficience intellectuelle ouvre des voies nouvelles de fraternité. Le projet se répand vite dans d'autres régions, d'autres pays, d'autres continents.

Parallèlement, Jean Vanier fonde Foi et Lumière avec Marie-Hélène Matthieu, « des communautés de rencontres » qui se tissent autour des personnes, enfants ou adultes ayant une déficience intellectuelle. Ces personnes accompagnées de leur famille et amis, sont invitées à participer à des rencontres mensuelles durant lesquelles sont partagés des temps d'amitié, de prière et de fête. Foi et Lumière compte près de 1500 communautés dans 81 pays des cinq continents.

Aujourd'hui, L'Arche est constituée de 151 communautés réparties sur les cinq continents, dont 33 en France qui sont reconnues comme établissements médico-sociaux. Elle compte plus de 5000 membres. De nouveaux projets sont chaque jour à l'œuvre pour répondre à l'appel des personnes ayant une déficience intellectuelle, si vulnérables et encore trop souvent méprisées, alors qu'elles ont une grande leçon d'humanité et d'amitié à nous donner.


Distinctions et prix

Joseph Kennedy Foundation Award, avec Mother Teresa, Washington D.C., États-Unis, 1971
Officier de l’Ordre du Canada, Canada, 1972
Prix de l’Institut de la vie, France, 1973
Compagnon de l’Ordre du Canada, 1989
The Maclean’s Honor Roll, Canada, 1990
Prix de la Banque Royale du Canada, 1991
Grand Officier de l’Ordre national du Québec, Canada, 1992
Humanitarian Award, University of Notre Dame, États-Unis, 1993
Chevalier de la Légion d'Honneur, France, 1994
Prix International Paul VI, remis par le Pape Jean-Paul II, Italie, 1997
Rabbi Gunther Plaut Humanitarian Award, Canada, 2001
Officier de la Légion d'Honneur, France, 2002
Community of Christ International Peace Award, États-Unis, 2003
Prix Gadium et Spes, de L’Ordre des Chevaliers de Colomb, Canada, 2005
Médaille de l’Ordre Ecce Homo, Tomaszów, Pologne, 2005
Prix du Sénat de la République de Pologne, 2006
Blessed are the Peacemakers Award, Chicago Catholic Theological Union, États-Unis, 2006
Beacon Fellowship Prize, Royaume-Uni, 2006
Nation Builder Award, Globe & Mail, Canada, 2008
Pacem in Terris award, Etats-Unis, 2013
International Human Development and Solidarity Award, University of Notre Dame, Etats-Unis, 2014
Prix Templeton, Fondation Templeton, Etats-Unis, 2015
Commandeur de la Légion d'Honneur, France, 2016


Message

Par Pamela Cushing

La contribution importante de Jean Vanier à la réflexion sur le sens de l'être humain est la résultante d'une foi profonde et de sa formation de philosophe. Elle trouve  son inspiration première dans les amitiés fidèles qu'il a cultivées avec plusieurs personnes touchées par une déficience intellectuelle.

Défenseur des personnes marginalisées

Depuis plus de cinq décennies, Jean Vanier est un défenseur radical des personnes marginalisées, nous invitant à reconnaître la profondeur des dons et des enseignements qu'elles nous offrent, lorsqu'elles sont bien intégrées et soutenues avec dignité : ''Nous devons rester proches d'elles et prendre le temps de les écouter, car la peur les fait souvent parler tout bas et très peu.''

L'œuvre de Jean Vanier permet d'élargir notre perspective en particulier sur trois interrogations  fondamentales à propos du bien commun et du pourquoi de notre existence :

Que signifie être pleinement humain?
Que signifie être au service des autres?
Comment encourager l'unité au sein de la diversité?

Les réponses à ces trois questions sont à la fois pratiques et théoriques, vécues et écrites. La pratique qui est au coeur de sa vision est d'une grande simplicité. Elle consiste à créer un environnement de soutien, culturellement adapté, permettant à deux individus de se rejoindre au-delà de leurs différences et de conduire à une conversion du coeur et de l'intellect. Jean Vanier démontre ainsi que l'humanisme n'est pas seulement un idéalisme, mais peut aussi être une expérience vécue.

Que signifie être pleinement humain?

Liberté, dignité et ouverture pour tous les êtres humains

Dans son exploration de ce que signifie être pleinement humain, Jean Vanier nous invite à observer  la tension constante entre notre besoin d'exceller et de contrôler et notre désir d'apprendre à vivre en paix avec nos imperfections et celles des autres. Là où la modernité privilégie le progrès et la perfection, Jean Vanier nous invite à prêter attention à ces aspects constitutifs de la nature humaine, importants mais souvent négligés, que sont l'imperfection et la fragilité.

Jean Vanier est convaincu qu'en mettant en lumière le caractère universel et central de la fragilité que nous partageons tous sans exception, nous pouvons aller au-delà de nos différences et nous retrouver dans une même humanité : "Les faibles enseignent aux forts à accepter et intégrer la faiblesse et la brisure dans leur propre vie." Le narratif présent dans toute son oeuvre révèle que la majorité des gens ne s'épanouissent vraiment que lorsqu'ils sont accueillis tels qu'ils sont, avec leurs dons et leurs faiblesses. Bien que cette fragilité soit inhérente à notre condition humaine, Jean Vanier insiste cependant sur la responsabilité que nous avons, eu égard à toute fragilité, de grandir dans la liberté et le service des autres.

L'intuition centrale qui est au coeur de L'Arche s'enracine dans ces relations de mutualité où la personne plus fragile nous permet de découvrir notre humanité commune. Jean Vanier désigne ainsi la faiblesse comme un don et une opportunité. La faiblesse devient une force d'attraction qui nous rassemble et qui crée, par exemple, la solidarité autour d'une personne blessée qui a besoin d'aide. La vulnérabilité peut pousser les gens à donner davantage d'eux-mêmes, à s'ouvrir et révéler leur propre imperfection. Par contraste, la force ou l'excellence, bien que souvent impressionnantes, tendent à diviser par l'esprit de compétition et la crainte de ne pas être à la hauteur. ''Je suis toujours étonné de voir que le partage de nos faiblesses et de nos difficultés nous apporte beaucoup plus que le partage de nos qualités ou de nos succès'', nous dit Jean Vanier. 

Que signifie être au service des autres?

Une vie qui a du sens est une vie où s'exerce la compassion et le service

Vivre en communauté avec les personnes marginalisées a été un élément déclencheur, par lequel Jean Vanier a compris que bien servir les autres exige que l'on dépasse la charité et la simple tolérance. Il reconnaît l'hubris ou la prétention démesurée de l'aidant se percevant lui-même comme supérieur et distinct de celui ou celle qu'il sert. Il sait par expérience que l'aide qui est animée par un sentiment de solidarité et d'humanité commune, a meilleur goût que celle qui prend sa source dans le seul devoir. Et puisqu'il est impossible de légiférer sur la compassion et d'imposer le souci de l'autre, Jean Vanier nous invite à une meilleure compréhension de la notion de 'service à autrui' en montrant, grâce aux communautés de L'Arche, qu'il est possible de créer des conditions favorisant le développement de la mutualité dans le service. ''Chaque enfant, chaque être humain, aussi fragile ou vulnérable qu'il soit, a un besoin inné d'expérimenter qu'il peut être source de joie ... qu'il peut être célébré.'' Jean Vanier suggère que c'est seulement dans ces manifestations d'acceptation totale que “l'image négative que nous avons de nous-même peut se transformer." Il est convaincu que la présence aux personnes marginalisées en toute solidarité et dans la célébration est aussi vitale et importante que les services pratiques et concrets. C'est ainsi qu'il encourage à la fidélité à cette présence s'exprimant au quotidien dans de petits gestes où s'exprime l'amour, l'acceptation, le pardon.

Jean Vanier nous rappelle que les relations de soin qui ne cultivent pas la mutualité demeureront superficielles et inadéquates, d'autant qu'elles comportent souvent des difficultés ou des tensions. Les soins routiniers ne doivent pas nous faire oublier que le but premier du service est ''le support attentif permettant de rendre l'autre libre''. Bien entendu, cela ne signifie pas que les besoins ou handicaps disparaissent, mais plutôt qu'une personne ne devrait pas se sentir prisonnière de ses besoins ou perpétuellement redevable aux autres. Jean Vanier nous donne à voir le poids insupportable chargé sur les épaules de personnes déjà aux prises avec une déficience, lorsqu'en plus s'ajoute le fardeau social qui les définit à partir de leur déficience ou de leur inutilité, ayant ainsi tout à recevoir et rien à apporter.

Comment encourager l'unité au sein de la diversité?

L'accomplissement de soi atteint sa plénitude dans les relations qui se créent au-delà des différences qui nous séparent. 

De par son réalisme et sa connaissance profonde du coeur humain, Jean Vanier a depuis longtemps reconnu qu'il est impossible de forcer les gens à aimer, apprécier ou inclure 'le différent' lorsqu'ils jugent que ce dernier n'en vaut pas la peine, justement à cause de ses différences. Bien que cette tendance à juger, craindre ou exclure ceux ou celles dont la différence est dévalorisée, soit naturelle, Jean Vanier nous invite à aborder la peur de la différence de la façon inverse, c'est-à-dire en considérant la possibilité d'enrichir notre imagination en apprenant à vivre avec la dissonance et les enseignements issus de la diversité. Jean Vanier refuse de se résigner aux peurs primitives et instinctives qui nous habitent et cultive plutôt les possibilités passionnantes de la différence, dans le but d'encourager le désir d'ouverture, non par loi, mais par choix. De manière tout à fait rationnelle, Jean Vanier est convaincu que l'amour fait du pouvoir une force d'engendrement au lieu d'une force de destruction.  ''Dieu ne nous appelle pas à faire des choses extraordinaires, mais à faire les choses ordinaires avec un amour extraordinaire'', dit-il.

Jean Vanier a démontré que lorsque des personnes marginalisées sont accueillies avec amour et dans l'amitié, leurs dons acquièrent un potentiel de guérison personnelle et interpersonnelle et renforcent l'unité. La transformation est mutuelle et la personne plus fragile est alors fortifiée dans sa capacité de résilience et son estime de soi.

Le désir de chaque être humain d'être aimé et d'appartenir à la communauté est universel et les communautés de L'Arche et de Foi et Lumière sont des laboratoires de recherche actifs où, jour après jour, l'on essaie de mieux répondre à ce désir profond. En côtoyant à long terme des personnes marginalisées, les membres de la communauté en viennent graduellement à reconnaître, explorer et accepter leur propre fragilité humaine, réajustant ainsi leur sens moral et leur vision du monde. Ils sont mis au défi de combiner leurs forces et leurs faiblesses. Ils apprennent ainsi que la tendresse et la compassion sont tout aussi importantes que le pouvoir et le savoir. En reconnaissant leurs propres imperfections, ils apprennent à vivre humblement face à la vulnérabilité des autres.

Il en résulte une cohorte d'artisans de paix capables de mettre en pratique l'humanisme prôné par Jean Vanier et exprimé dans une compréhension nouvelle du service, de l'imperfection et de l'unité. "C'est en se mettant debout avec notre fragilité et notre souffrance et pour s'ouvrir à l'autre plutôt que de s'enfermer en nous-mêmes, que seulement nous pourrons vivre pleinement dans la communauté humaine.''


Interventions et discours

Aux supérieurs majeurs d’ordres religieux, Toronto, Canada, 1969
Empire Club du Canada, 1971
Conférence avec Mère Teresa, Massey Hall, Toronto, Canada, 1971
Colloque sur l’enfance inadaptée, Alger, Algérie, 1973
Colloque « Réinsertion sociale-La croisée des chemins », Université d’Ottawa, 1974
General meeting of the International Conference on Social Welfare, Nairobi, Kenya, 1974
Conférence “In weakness seeds of hope”, Washington DC, Etats-Unis, 1977
Université Saida, Liban, 1980
Assemblée générale du Conseil œcuménique des Églises, 1983
Invitation du Pape Shenouda III de l’Église copte orthodoxe, 1983
Université de Harvard, 1988
Institut de philosophie de Moscou, 1989
Institut orthodoxe de théologie de Bucarest, 1992
Université de Harvard, « De la cassure à la Communauté », Boston, 1992
Congrès mondial des mouvements ecclésiaux, « La Spiritualité de l’Arche », Rome, 1998
Conférence de Lambeth, « L’Appel à la sainteté », discours pour 800 évêques anglicans, 1998
Conférences Massey, Société Radio-Canada, « Devenir humain », 1998
Conférence aux Journées Mondiales de la Jeunesse, Toronto, Canada, 2002
Les Etats Généraux du Handicap, comité Kristeva, Paris, mai 2005
Conférence Journées Mondiales de la Jeunesse, Cologne, Allemagne, 2005
Conférence avec le Dr. Balfour Mount, « Voyage vers une transformation sociale et personnelle », Ottawa, 2006
Conférence de Carême avec Axel Khan, « Être différent », Notre-Dame de Paris, mars 2006
La Cité de la réussite, Tables rondes avec Boris Cyrulnick, La Sorbonne, Paris, octobre 2006
Fondation Templeton, Symposium de L’initiative de l’approche humble, France, 2007
Discours lors du 49e Congrès eucharistique international, ville de Québec, Canada, 2008
La Cité de la Réussite, Tables rondes avec Patrick Poivre d’Arvor, Marcel Rufo, Sénat, avril 2008
Colloque Fragilités interdites, « Plaidoyer pour un droit à la fragilité », Université des Sciences Sociales de Toulouse, France, 2009
L’École du Prieuré Blackfriars, « Le long chemin de la liberté », Oxford, janvier 2011
Maison de l’Unesco, « Soif de Paix », Paris, France, 2011
Colloque Fragilités interdites, « Tous fragiles, tous humains ! », Lyon, France, 2011
Conference aux prêtres du diocese de Rome, 2012
Grandes conférences catholiques, « Quelle espérance de paix ? », Bruxelles, Belgique, 2013
« La fragilité, un frein ou une force ? », Strasbourg, France, 2013
Colloque Fragilités interdites, « Fragiles! Et pourtant que de vie! », Nantes, France, 2013
Maison de L’UNESCO, « A l’écoute de ma voix intérieure », Paris, France, 2014
Maison de L’UNESCO, « Vivre ensemble », Paris, France, 2015
Chambre des Lords, “Why the strong need the weak?”, London, UK, 2015
British Academy, "Transformer nos coeurs", annonce prix Templeton, London, UK, 2015
 


Sélection de livres

Cri du pauvre, cri de Dieu. Méditation sur l'Esprit Saint

Salvator, 2016

Le cri du pauvre est le cri jaillissant de tant de personnes qui souffrent dans les contextes de guerre et de terrorisme, dans les camps de réfugiés, les prisons, les hôpitaux, les établissements psychiatriques, les familles brisées. Le coeur de Dieu est assoiffé de nous donner la vie, de nous aimer. Comment comprendre alors l’Esprit saint annoncé par Jésus avant son départ, autrement que comme celui qui répond au cri, comme le vrai et authentique Consolateur, celui qui vient au secours de notre faiblesse pour mieux nous faire vivre ? C’est bien de ce Paraclet que nous recevons notre force pour aujourd’hui.


Recherche la paix. Quand la haine se propage

Le Livre Ouvert, 2015

Un des désirs les plus profonds de l’être humain est de vivre en paix. Mais la peur, la haine et la violence paraissent l’emporter dans notre monde, qui semble être devenu fou, déboussolé.
Comment lutter contre la haine qui se propage et œuvrer pour la fraternité ? Quelles forces faut-il éveiller pour bâtir la paix ? 
Comment ouvrir un chemin d’espérance pour toute l’humanité ?
La paix à laquelle nous aspirons tous n’est pas seulement l’affaire des gouvernants, elle dépend de chacun de nous. L’avenir de notre monde est entre nos mains.


Jésus vulnérable

Salvator, 2015

Jean Vanier nous invite à méditer la vulnérabilité de Jésus dans l’Evangile de Jean, à partir notamment du lavement des pieds. Dans un monde qui a souvent tendance à valoriser la force, la puissance ou la compétition, nous avons à nous mettre à l’école de la vulnérabilité, de la fragilité de Jésus qui donne sa vie et se rend proche des petits et des pauvres.

« A L’Arche et Foi et Lumière, les hommes et les femmes ayant une déficience intellectuelle, si vulnérables et parfois si faibles m’ont fait découvrir et aimer la vulnérabilité et la faiblesse de Jésus. Jésus si humble, si petit, si faible, si respectueux de nos libertés et parfois même silencieux, nous appelle à une véritable transformation de nos cœurs et nous conduisent à Dieu.
J’aime ce Jésus vulnérable qui m’accueille comme je suis avec mes propres vulnérabilités et je voudrais que beaucoup d’autres personnes puissent le connaître dans sa pauvreté et son humilité, apprennent à vivre une relation profonde avec lui.
»


Chemin de Croix

Fidélité, 2014

Le chemin de Croix, dit Jean Vanier, est le lieu où Jésus fidèle jusqu’au bout, va jusqu’au bout de la mission qui lui a été confiée. Embrassant la cause des plus petits, il descend, il s’enfonce, il va rejoindre le peuple de ceux qui dérangent et que la société rejette, le peuple des exclus et des souffrants. Il s’identifie à eux, devient l’un d’entre eux.
Ce que ce chemin de Croix dit dans ces dessins et ces invocations, ce qu’il nous invite à vivre, en méditant sur ces dix-sept stations, en mettant nos pas dans les pas de Jésus, dans les pas du Christ, en faisant nôtres les paroles de Jean Vanier, en nous laissant saisir par l’énigmatique beauté des dessins de René Hocquaux, ce qu’il dit, c’est le mystère de la souffrance et du salut, de notre souffrance et de notre salut.
L’histoire de ce chemin de Croix est aussi l’histoire de l’Arche. Il naît de la rencontre entre trois personnes, René Hocquaux, Jean Vanier et Miwako Ota, animatrice de l’atelier de peinture de René, trois personnes que rien ne destinaient apparemment à se rencontrer, à vivre et travailler ensemble. Trois personnes, indispensables, chacune à sa place et avec son don propre, pour que le livre existe et que nous puissions, à notre tour, emprunter le chemin qu’il nous ouvre.


Larmes de silence

Presse de la Renaissance, 2014

A l’occasion des cinquante ans de L’Arche, son fondateur, Jean Vanier, l’une des plus grandes figures contemporaines de la charité, nous ouvre son cœur à travers une méditation sur la vie, la justice, l’amour, l’amitié, la compassion… Un texte bouleversant, magnifiquement illustré par les photos si expressives et émouvantes de Jonathan Boulet Groulx et préfacé par Frédéric Lenoir.

« Larmes de silence a été publié pour la première fois en 1970, juste six ans après que j’ai commencé à vivre avec Raphaël Simi et Philippe Seux. Tous deux avaient été enfermés dans une institution lugubre et violente destinée aux personnes ayant une déficience intellectuelle. Les larmes de ce livre venaient du cri de mon cœur face à la douleur et l’humiliation de tant de personnes abandonnées dans ce genre de terribles institutions ou dans la rue. Elles venaient aussi du cri de colère qui montait en moi face à l’indifférence d’un monde aveuglé par la recherche de toujours plus de richesses, de pouvoir et de succès. Plus profondément, ces larmes appartiennent à ceux qui, à l’époque et aujourd’hui encore, crient silencieusement dans le désespoir de leurs cœurs, sans oser espérer qu’un jour ils seront entendus.
Encore beaucoup trop de personnes, dans trop de pays, demeurent oppressées, humiliées et rejetées. Il y a encore tant d'injustices. Une compassion et une colère indignée sont aujourd’hui toujours nécessaires si nous voulons briser les chaînes qui nous entravent et incarner nos larmes dans des relations qui donnent une nouvelle vie à tous. Ensemble, avec les personnes les plus marginalisées de notre monde, nous pouvons devenir un signe d’espérance pour notre humanité.
»


Vivre ensemble avec nos différences

Editions des Béatitudes, 2014

Cet album présente un dialogue entre Jean Vanier et deux garçons de dix ans : Sébastien, un non-croyant et son camarade de jeu, Cédric, en fauteuil roulant, d'une famille chrétienne membre d'une communauté Foi et Lumière. Ensemble, les deux amis s'interrogent avec Jean Vanier sur la foi, la communauté chrétienne et sa relation au monde. "Comment vivre ensemble avec des gens différents? Pourquoi Dieu nous veut-il ensemble? Est-ce facile de vivre ensemble ? Quelle est la mission d'une communauté chrétienne vis-à-vis des autres? Pourquoi les Chrétiens vont-ils à la messe? Quelle est l'importance d'une conscience personnelle? Etc.
Les magnifiques illustrations de Nicoletta Bertelle surgissent du dialogue et participent pleinement à cet échange fondé sur le respect radical et total de chaque personne humaine quels que soient sa culture, sa religion, ses différences et peut-être ses handicaps.


Les signes des temps

Albin Michel, 2012

Le grand souffle conciliaire qui s’est levé il y a maintenant cinquante ans sur l’Église et sur le monde n’a pas fini de nous interroger. Il demeure une invitation – dérangeante mais ô combien féconde – à approfondir une exigence fondamentale de l’Évangile : l’attention réelle portée aux plus pauvres, aux plus faibles, aux laissés-pour-compte.
C’est dans ce même esprit et à la même époque que Jean Vanier a fondé L’Arche, forte aujourd’hui de plus de cent quarante communautés à travers le monde, où des personnes vivant avec un handicap sont reconnues dans leur dignité humaine en partageant avec d’autres leur quotidien et leurs espérances.
Au seuil de ces deux anniversaires, Jean Vanier ouvre ici des pistes de réflexion en suivant l’invitation de Jean XXIII à «scruter les signes des temps ». Il nous appelle à nous libérer de la «tyrannie de la normalité» qui laisse sur le bord du chemin tant d’exclus, et nous rend aveugles à la meilleure part de nous-mêmes.
Et il s’adresse en particulier aux chrétiens pour leur rappeler qu’«une certaine vision défensive, étriquée et fermée de l’Église doit disparaître pour laisser naître ce que l’Esprit Saint prépare»


Leur regard perce nos ombres

Fayard, 2011

Pendant plus d’un an, Julia Kristeva, psychanalyste, romancière, et Jean Vanier, philosophe, écrivain, ont échangé par lettres leurs expériences respectives au côté de personnes avec un handicap. D’un côté, le vécu d’une mère d’un enfant avec un handicap et son combat politique pour l’intégration des personnes en situation de handicap dans la société, et de l’autre, le fondateur, il y a quarante‐huit ans, de L’Arche, association qui accueille des personnes avec un handicap. Pourquoi le handicap fait‐il si peur aux gens ? En quoi l’irréductible différence des personnes avec un handicap moteur, sensoriel, psychique et mental suscite‐t‐elle recul, angoisse et parfois déni ? Comment parvenir à changer le regard de la société sur ces personnes que notre culture de la performance, de l’excellence et de la compétition met de côté ? Sans esquive, cet échange – la réflexion analytique et laïque de Julia Kristeva en duo avec de celle de Jean Vanier, nourrie de la philosophie et de la foi chrétienne – interpelle notre vision de l’existence et, par-là, interroge notre humanité.


Accueillir notre humanité

Presses de la Renaissance, 2010

Dans nos sociétés occidentales, l’unique réponse faite aux besoins essentiels de l’être humain est souvent celle du progrès technologique, de l’élitisme et du matérialisme, enfermant chacun en lui‐même et dans son cocon social. Seule la libération de nos peurs et préjugés peut conduire chaque personne humaine à s’ouvrir aux autres : c’est la « voie du cœur », qui permet de retrouver le sens profond de la vie et le chemin de la paix. Fruit d’une longue expérience de vie quotidienne avec les plus faibles et les exclus, ce livre remet l’Homme sur le chemin de son humanité, faite pour la liberté, le pardon et la compassion.  Un ouvrage sur ce qui nous définit essentiellement.


Notre vie ensemble. Une biographie sous forme de correspondance.

Médiaspaul, 2010

Notre vie ensemble présente un choix de lettres que Jean a écrites entre 1964 et 2007, au fil de ses voyages dans les pays où L'Arche s’est implantée. Afin d’associer à ses découvertes, ses compagnons de vie restés à Trosly, Jean Vanier dépeint les caractéristiques propres à chaque pays: culture, politique, conflits, traditions, dans une palette aux touches claires, simples et précises. Son regard attentif, lucide et transparent observe la réalité sans la travestir ni la teinter de ses émotions personnelles. Un témoignage de fraternité et des descriptions parfois bouleversantes des pays visités.


Entrer dans le mystère de Jésus

Novalis / Bayard, 2005

Face à la violence, à la guerre et à l'écart grandissant entre riches et pauvres, beaucoup désespèrent de voir un jour le bien triompher du mal. Un nombre croissant de personnes cherchent cependant une spiritualité donnant sens à la vie, à la mort et à l'évolution de l'humanité. S'appuyant son expérience humaine vécue au sein de la communauté de l'Arche, Jean Vanier propose ici un commentaire spirituel de l'Évangile de Saint Jean. A travers cet écrit du disciple bien‐aimé, il nous fait découvrir une espérance toujours actuelle et une vie d'union à Jésus, doux et humble de coeur, offerte à tous ceux qui l'accueillent. Cette union à Dieu ne nous épargne pas les souffrances de notre monde, mais nous appelle à y devenir des artisans de paix. Fruit d'années de réflexion, d'étude, de prière et de vie communautaire, ces pages se veulent une invitation à se laisser attirer et à pénétrer le mystère de Jésus.


Recherche la paix

Livre Ouvert, 2003

Nous aspirons tous à la paix, mais qu'est-ce que la paix ? Est-ce simplement l'absence de guerre ? D'où viennent les conflits ? Comment les résoudre ? Comment devenir des artisans de paix ? Le futur de notre monde est entre nos mains. Il dépend de notre engagement à travailler ensemble pour la paix.  Rechercher la paix, c'est redécouvrir une vision, un chemin d'espérance pour toute l'humanité.   Face aux guerres et aux conflits qui font rage dans le monde, Vanier jette un regard lucide sur l'être humain  son désir profond de vivre en paix et les peurs profondes qui nous habitent et font obstacles à ce désir


Le goût du bonheur

Presses de la Renaissance, 2002

Le goût du bonheur  est un travail philosophique que Vanier a mené durant sa  jeunesse . Ce livre est une invitation à relire d'un œil neuf les propos résolument modernes d'un grand sage de l'Antiquité: Aristote.  Ce philosophe ne dissociait pas la pratique des bonnes actions du plaisir car toute activité devait ici trouver son achèvement par le plaisir qui apporte un accomplissement à la vie.  Le goût du bonjeur s'oppose  aux morales issues du jansénisme lesquelles font reposer la vertu sur un refus des sens et de la sensibilité, l'insensibilité n'ayant rien d'humain selon Aristote. 
Fort de cette philosophie,  à L'Arche, le disciple du philosophe de l'équilibre veille sur toutes les manifestations de la vie, les fêtes et les repas sont célébrés dans une joie conviviale par la bonne nourriture, les jeux, la musique, la danse, tous les modes d'expression humaine et artistique.
Dans ce livre, Vanier répond à notre soif souvent déséquilibrée d'autonomie.  Pour Vanier, la clé de notre bonheur est dans l'équilibre entre l'appartenance et la liberté: «trop de liberté conduit à l'angoisse, à l'isolement et à l'insécurité; trop d'appartenance ou de sécurité conduit à l'étouffement et à l'enfermement sur soi.»  Ainsi , le défi de L'Arche est de construire des lieux d'appartenance fondés sur le besoin que nous avons les uns des autres, des lieux où des gens peuvent grandir dans ce type de liberté. Autre élément développé par Vanier dans ce livre est l'équilibre et l'harmonisation à maintenir entre compétence et spiritualité afin de ne jamais perdre de vue l'élément spirituel et l'idée que chaque personne est précieuse.


La source des larmes

Parole et Silence, 2001

Où se trouve la source des larmes? D'où naissent‐elles sinon du plus profond de notre être? C'est vers cette source et vers ce secret que Jean Vanier veut nous entraîner en nous proposant de suivre un chemin vers nous‐mêmes.


La dépression

Livre Ouvert, 2001

Vraie maladie ou blessure du cœur, la dépression n’est pas une maladie honteuse qu’il faut cacher à soi‐même et aux autres. Pour Jean Vanier la dépression est une maladie du « souffle ». Ce blocage du souffle amène malheureusement toutes sortes d’angoisses, toutes sortes d’éléments à l’intérieur de soi que l’on veut calmer car les blessures du cœur sont des réalités de la vie qu’on ne peut empêcher et qui conduit dans des abîmes de solitude, d'angoisses, d'apathie et de désespoir. Pour Vanier, la vraie question est  du domaine de l'accompagnement. Personne ne peut se sortir seul d'une dépression. Comment dès lors se poser et  accompagner car devant la dépression nous devenons nous‐mêmes très pauvre.


Toute personne est une histoire sacrée

Plon, 1999

Jean Vanier aborde ici tous les aspects de l'existence : les âges de la vie, les blessures de l'enfance, les peurs qui demeurent en nous, le mal qui nous sépare des autres, la force de l'amour, les chemins de guérison. Ce livre aidera ceux qui veulent apprendre à s'aimer pour mieux aimer les autres.


La communauté lieu du pardon et de la fête

Fleurus, 1998

La vie communautaire est une merveilleuse aventure. Ce livre clarifie les conditions nécessaires à une vie communautaire. Écrit sous forme de brèves, Jean Vanier donne des pistes de réflexions et les conditions nécessaires à la vie en communauté, lieu d'amour et d'épanouissement. Ces pistes de réflexion Jean Vanier nous les offre comme autant de découvertes vécues au quotidien à travers les moments d'unité mais aussi de tensions et de souffrances.


Aimer jusqu'au bout. Le scandale du lavement des pieds

Novalis, 1996

Comme saint Bernard, Jean Vanier associe le geste du lavement des pieds à un sacrement: «Le lavement des pieds est symbolique. C’est un geste qui parle de service, de communion, de pardon mutuel, de co‐existence, d’unité». Jean Vanier met ce geste à l'honneur dans les communautés de L'Arche. Il invita plus de deux cent cinquante délégués de diverses églises à faire ensemble cette cérémonie, en signe de communion et d'humilité, et renouvela cette invitation en Irlande du Nord. Ce livre témoigne de l'importance de ce geste.


L'histoire de L'Arche

Novalis, 1995

Les communautés de L’Arche proposent une vision nouvelle: accueillir toute personne, quel que soit son handicap ou ses faiblesses, dans des communautés humaines où chacun est accueilli dans toutes les dimensions de son humanité, incluant sa dimension spirituelle. Vanier raconte dans ce journal interne de cette communauté qui a pour fondement le partage de la vie quotidienne avec des personnes vivant avec une déficience intellectuelle.
On y retrouve le cheminement unique de son fondateur, Jean Vanier, et de tous ceux et celles qui sont venus se joindre à lui pour former aujourd'hui près de cent communautés réparties sur les cinq continents. Il livre les trente premières années de cette aventure: croissance, expansion, difficultés, joies. Il montre également comment l'espérance chrétienne s’incarne dans le développement d’un projet communautaire. Plus qu’une succession de dates et de lieux, Jean Vanier nous révèle les transformations qui se sont opérées dans des centaines de cœurs humains et qui se continuent, afin de changer le monde… un cœur à la fois.


La spiritualité de L'Arche

Novalis, 1995

Jean Vanier décrit comment la vie partagée avec des personnes fragiles, touchées par une déficience intellectuelle nous appelle à nous transformer, à nous dégager de nous‐mêmes, à risquer de nous perdre pour mieux nous retrouver. C'est l'expérience intime de Jean Vanier qui est ici décrite alors qu'il quitte une vie rangée pour aller vivre avec Raphael et Philippe, deux hommes confinés à un asile psychiatrique. C'est ainsi qu'il découvre ses propres 'déficiences du cœur', ses difficultés à aimer et à pardonner. La vulnérabilité de l'être fait surgir de grandes questions qui ont le pouvoir de nous lancer sur un chemin de liberté.


Une porte d'espérance

Editions de l'Atelier, 1993

Jean Vanier nous invite à aller au‐delà de la compréhension et de la compassion envers les personnes avec un handicap. Quand, en 1964, il s’installe avec deux d’entre eux, Philippe et Raphaël, dans un petit village de l’Oise, il n’imagine certainement pas le monde qui s’ouvre derrière la petite porte qu’il pousse. La lumière qui s'introduit dans l'embrasure de la porte de L'Arche est toute intérieure. Elle éclaire tout homme sur la joie qui émane de sa fragilité acceptée et aimée." Des pages sur la vie de Jean Vanier, sur les communautés de L'Arche qu'il a fondées, sur les personnes touchées par une déficience intellectuelle, l'amour et la fraternité qu'ils partagent et leur vie intérieure.
L’amour dont nous parle Jean Vanier est une invitation au voyage au pays de l’autre: «Viens, vends tout ce que tu as et suis‐moi» demande le Christ au jeune homme riche. Ses mots sont un pari de confiance en la personne que nous jugeons au premier abord inutile, celle que nous rejetons car elle est instable, renversante, dérangeante. Mais, nous dit Jean Vanier, elle peut combler au‐delà de toute espérance : avec elle, le rejet devient accueil, la compétition devient communion. Les textes qui paraissent dans cet «itinéraire» ont subi l’épreuve de l’expérience et du temps.


Le corps brisé

Parole et Silence, 1988

Les jeunes ont joué un rôle important dans ma vie au cours de ces vingt dernières années. Ils m'interpellent par leur soif profonde de Dieu et par leur désir de trouver des chemins authentiques pour vivre l'Évangile. Mais dans notre monde brisé, cette soif et ce désir sont également cause de souffrance, de peur, et même parfois de désespoir. Il y a tant de lieux de divisions, d'oppressions, de haines et de guerres, que beaucoup se sentent découragés, parfois même désespérés. «Dans toutes ces brisures, cependant, il y a des semences de vie.
Il faut qu'une terre soit brisée, labourée, pour pouvoir accueillir la semence. Un poème persan dit: "Fends le cœur de l'homme, tu y trouveras un soleil". Ces semences sont cachées dans tant de cœurs humains brisés qui renaissent à l'espérance et s'ouvrent à l'amour, et dans tant de petites communautés qui accueillent des personnes faibles, témoignant ainsi que la vie est plus forte que la mort. Oui, caché dans tout corps, aussi brisé soit‐il, bat un cœur, capable d'aimer, un cœur qui est la demeure de l'esprit de Dieu».
Ce livre est écrit pour ces jeunes qui sont parfois rebelles et en colère, et pourtant accueillants; parfois perdus, et pourtant en recherche, assoiffés de vie, avançant à tâtons; parfois dans la détresse, et pourtant gardant en eux une lueur d'espérance. Il propose entre autre une compréhension renouvelée du corps à la lumière de l'expérience avec des personnes blessées dans leur corps et dans leur être profond.


Je rencontre Jésus

Anne Sigier, 1982

Jean Vanier et une petite sœur de Jésus ont mis en commun leurs talents pour offrir dans ce livre une contemplation de la Parole de Dieu. Je marche avec Jésus est un chemin qui mène à l’essentiel de l’Évangile: rencontrer Jésus à travers la relation avec les plus vulnérable, la prière, la Parole de Dieu, les sacrements et la vie communautaire. Idéal pour enfants ou adolescents, le langage est simple et facile à lire. Il peut aussi être utilisé comme livre à colorier.


Ne crains pas

Fleurus, 1978

«Les marginaux, ceux qui sont écrasés et blessés, m’ont plus appris sur l’Évangile que les sages et les prudents. Par leur croissance, leur acceptation, leur abandon, ils m’ont appris à accepter ma faiblesse et à ne pas prétendre être fort et capable. Les personnes touchées par une déficience intellectuelle m’ont montré que je suis moi‐même handicapé, comme nous le sommes tous. Elles m’ont rappelé que nous sommes tous faibles, et tous appelés à mourir, et que ce sont les deux réalités dont nous avons le plus peur.»


Ma faiblesse, c'est ma force

Bellarmin, 1970

Le général Georges Vanier, d’abord soldat puis ambassadeur, termina sa carrière en tant que gouverneur général du Canada. Ce livre tente de nous faire découvrir la source cachée où le général Vanier puisait sa force.
Sa vie intérieure, comme l’écrit si bien son fils Jean, «ne constituait pas seulement une partie très importante de son existence, mais elle était la source même de ses actes, de son amour et de sa délicatesse, de son sens du devoir et de sa volonté de servir. (…) Mon père eut une vie publique qu’on pourrait appeler pleinement réussie ; il accéda à la plus haute fonction du pays ; il était honoré et estimé de tous. Mais il eut aussi une vie spirituelle qui fut, à bien des égards, cachée même à sa famille. (…) Tout ce que nous souhaitons, c’est que ces pages révèlent, sans exagérer et sans faire de lui un personnage éloigné, un peu de son humilité, de son amour et de son respect pour tous les hommes, qualités qui trouvaient leur source dans son amour et son expérience personnelle de Jésus-Christ. »


Bibliographie

Livres de Jean Vanier

Recherche la paix-Quand la haine se propage, Livre ouvert, 2015
Jésus vulnérable, Salvator, 2015
Vivre ensemble avec nos différences, illustr. Nicoletta Bertelle, Editions des Béatitudes, 2014
Larmes de silence, photos Jonathan Boulet-Groulx, Paris, Presses de la Renaissance, 2014
Prières glanées, illustr. Atelier Le Pot-en-Ciel, Namur, Fidélité, 2014
Chemin de Croix, illustr. René Hocquaux, Namur, Fidélité, 2014
Les signes des temps, Paris, Albin Michel, 2012
Leur regard perce nos ombres, avec Julia Kristeva, Paris, Fayard, 2011
Notre vie ensemble, Paris-Montréal, Médiaspaul-Bellarmin 2009
Homme et femme, Dieu les fit, Presses de la Renaissance, 2009
Entrer dans le mystère de Jésus, Paris-Montréal, Bayard-Novalis, 2005
La dépression, Mesnil Saint-Loup, Livre Ouvert, 2005
Recherche la paix, Mesnil Saint-Loup, Livre Ouvert, 2003
La source des larmes, Saint-Maur, Parole et silence, 2001
Visages de Marie, Paris, Mame, 2001
Le goût du bonheur, Paris, Presses de la Renaissance, 2000
Accueillir notre humanité, Paris, Presses de la Renaissance, 1999
Ensemble, vers une terre d'unité. Une vision de l'œcuménisme, Trosly, La Ferme, 1999
Aimer jusqu'au bout. Le scandale du lavement des pieds, Montréal-Paris, Novalis-Bayard, 1996
La spiritualité de l'Arche. Une présence révélée au quotidien, Montréal, Novalis, 1995
L'histoire de l'Arche, Montréal, Novalis, 1995
Toute personne est une histoire sacrée, Paris, Plon, 1994
Jésus, le don de l'amour, Paris, Fleurus, 1994
Une porte d'espérance, Paris, Editions Ouvrières, 1993
Le corps brisé, Paris-Montréal, Fayard-Bellarmin, 1989
Ils sont nos piliers, Mesnil Saint-Loup, Livre Ouvert, 1988
Ouvre mes bras, Paris, Cerf, 1988
Je marche avec Jésus, Québec, Anne Sigier, 1986
Homme et Femme, Il les fît, Paris, Fleurus, 1984
Je rencontre Jésus, Québec, Anne Sigier, 1982.
La communauté, lieu du pardon et de la fête, Paris-Montréal, Fleurus-Bellarmin, 1979
Larmes de silence, Paris-Montréal, Fleurus-Bellarmin, 1979
Ne crains pas, Montréal, Bellarmin, 1978
Disciple de Jésus, Montréal, Bellarmin, 1977
Ton silence m'appelle, Montréal, Bellarmin, 1971
Ma faiblesse, c'est ma force, Montréal, Bellarmin, 1970
Le Bonheur, principe et fin de la morale aristotélicienne, Desclée de Brouwer, 1966

Livres en lien avec le message de Jean Vanier

Anne-Sophie Constant, Jean Vanier, portrait d’un homme libre, Albin Michel, 2014
Quand la fragilité change tout, Collectif, Albin Michel, 2013
Ian Brown, Le garçon de la lune, Albin Michel, 2011
Marie-Hélène Mathieu, Plus jamais seuls! L’aventure de Foi et Lumière, Presses de la Renaissance, 2011
Tous fragiles, tous humains, Collectif, Albin Michel, 2011
La fragilité, faiblesse ou richesse? Collectif, Albin Michel, 2010
Christian Salenson, L’Arche: une spiritualité unique et singulière, L’Arche en France, 2009
K. Spink, Jean Vanier et l'aventure de l'Arche, Novalis, 2007
Gilles Le Cardinal, Vivre la paternité : Construire la confiance, Desclée de Brouwer, 2005
Henry Nouwen, Ma foi comme une histoire, Novalis, 1999
S. Mosteller, A condition d’aimer, Novalis, 1998
Xavier Le Pichon, Aux racines de l'homme : de la mort, de l'amour, Presses de la Renaissance, 1997
Thérèse Vanier, Autour d’une même table, Novalis, 1997
Bill Clarke, Un pari pour la joie : L’Arche de Jean Vanier, Bellarmin/Fleurus, 1985


L'Arche

Aujourd’hui, 147 communautés de L’Arche sont implantées dans 35 pays sur les 5 continents. Les communautés de L’Arche sont des lieux de vie où des personnes qui ont une déficience intellectuelle et ceux qui sont venus les aider partagent leur quotidien. Depuis plus de 50 ans, L’Arche fait l’expérience que cette vie partagée ouvre des voies nouvelles de fraternité : l’art de vivre ensemble naît de l’accueil créatif de la diversité et de la fragilité humaine.

L’Arche, une rencontre qui en provoque d’autres…

Jean Vanier a rencontré Raphaël Simi et Philippe Seux, deux personnes ayant une déficience intellectuelle. Ils ont appris à se connaître, s’entraider, construire leur vie ensemble jour après jour. Ils ont attiré des amis, qui à leur tour ont désiré partager la simplicité de cette vie communautaire. Jean Vanier n’a pas « fabriqué L’Arche », mais en ouvrant les portes de leur maison, et en témoignant de son expérience, il a invité d’autres à vivre la même chose. Ainsi L’Arche a grandi de manière organique, la sève en étant cette rencontre bouleversante, entre personnes qui ont une déficience intellectuelle et personnes ordinaires.

Une fédération internationale

Aujourd’hui, les 147 communautés de L’Arche sont implantées dans 35 pays sur les 5 continents. Elles offrent des foyers, ateliers, programmes ou réseaux de soutien selon les besoins de leurs membres et le contexte sanitaire et social local. Elles s’entourent de professionnels pour s’assurer de proposer un accompagnement compétent et de qualité. Elles sont gérées par des associations à but non lucratif et financées pour la plupart par des fonds publics ou, pour les pays les plus pauvres, par des organismes de solidarité internationaux.

Un quotidien partagé

Les communautés de L’Arche sont des lieux de vie où les personnes qui ont une déficience intellectuelle et ceux qui sont venus les aider partagent leur quotidien. Accompagnants et accompagnés tissent des relations mutuelles qui vont au-delà de l’aide et du travail. Ensemble, les membres de L’Arche, qu’ils aient ou non une déficience intellectuelle, construisent leur vie communautaire : participation aux tâches, aux décisions, aux réflexions, aux fêtes et rassemblements, au souci les uns des autres. Chacun est invité à contribuer à la vie ensemble, selon ses aptitudes et ses désirs.

Un projet de société

Les personnes qui ont une déficience intellectuelle ont besoin de s’inscrire dans la société comme partenaires, et pas seulement comme objets de soin. Nos sociétés ont besoin que tous, y compris les plus faibles, s’engagent dans la construction d’un monde plus humain. À L’Arche, depuis plus de 50 ans, nous faisons l’expérience que la vie partagée entre personnes avec ou sans déficience intellectuelle ouvre des voies nouvelles de fraternité : être différents et pourtant ensemble, communiquer sur l’essentiel avec et au-delà des mots, faire la fête en intégrant les difficultés, approfondir sa vie spirituelle dans le respect des philosophies et des religions de chacun… L’Arche peut témoigner que l’art de vivre ensemble naît de l’accueil créatif de la diversité et de la fragilité humaine.

http://www.larche.org


Foi et Lumière

Foi et Lumière est un réseau international d’entraide et de soutien communautaire autour des personnes ayant un handicap mental. Le mouvement rejoint des milliers de personnes handicapées et autres, au travers de rencontres communautaires et familiales.

Des "communautés de rencontre"

Chaque «communauté de rencontre» se tisse autour de personnes, enfants ou adultes ayant un handicap mental plus ou moins important; ces personnes, accompagnées par leur famille et des amis, sont invitées à participer à des rencontres mensuelles durant lesquelles sont partagés des temps d'amitié, de prière et de fête.

La personne vulnérabilisée par son handicap aide son entourage à découvrir qu'il existe un autre univers que celui de la compétition, de l'argent et des plaisirs matériels. Dans sa faiblesse, elle appelle à la tendresse, à la fidélité, à l'écoute et à la foi. Elle devient source de communion et d'unité dans sa communauté, elle inspire même à l'accueil des personnes au-delà de leurs différences et appartenances culturelles ou religieuses.

Outre leurs rencontres mensuelles, les communautés organisent diverses activités selon les besoins des membres, dont des camps de vacances, des retraites, des pèlerinages...

Plus de 1500 communautés réparties dans 82 pays

Quarante quatre ans après que le mouvement ait été fondé, à l'initiative de Jean Vanier et de Marie-Hélène Mathieu, les communautés se sont multipliées dans le monde entier, permettant de réunir et d’accompagner des milliers d’enfants et d’adultes handicapés. Foi et Lumière est présent dans de nombreux pays dans lesquels les personnes marginalisées par leur déficience intellectuelle vivent dans des conditions très précaires et souffrent souvent d’exclusion.

Dans bien des cas, les causes de la déficience intellectuelle demeurent mystérieuses. Les parents constatent que l’enfant se développe moins rapidement que les autres, l’acquisition du langage ainsi que le développement de la marche sont retardés, voire inhibés. Si l’enfant perçoit qu’il n’est pas accepté ou qu’il se sent rejeté, il risque de s’isoler et de s’enfoncer dans son monde intérieur dans lequel il devient très difficile de le rejoindre. Parfois, il peut devenir agressif, violent.

La personne handicapée mentale, limitée dans ses capacités intellectuelles et éventuellement psychomotrices, ne l’est pourtant pas dans ses aptitudes de cœur. Au contraire, elle est fréquemment plus douée que les autres dans ce domaine. On peut même découvrir chez elle les qualités d’accueil, d’émerveillement, de simplicité et de vérité qui font défaut à la plupart des personnes considérées comme «normales». Dans sa fragilité, elle éveille autour d’elle des valeurs d’écoute et de don trop souvent étouffées par la quête de succès, de pouvoir et de possession.

L'assistance aux familles

Pour un papa et une maman, la découverte du handicap de leur enfant est toujours une grande et longue souffrance à traverser. La vie bascule... Rien ne sera plus jamais comme avant. Souvent, les parents sont très seuls et démunis, sans l'aide dont ils auraient besoin pour récupérer, retrouver des forces et prendre un peu de repos. Le regard des autres, les attitudes de rejet, de mépris, d'indifférence, la peur et l'incompréhension de l'entourage ajoutent encore à leur détresse.

Une fois le choc initial passé, la première victoire sera de commencer à regarder son enfant avec tendresse et amour, sans voir d’abord et uniquement en lui le handicap, le manque ou la blessure. L’accueillir et l’aimer tel qu’il est aujourd’hui, c’est construire avec lui un vrai chemin d’acceptation, source de richesse pour l’enfant et les personnes qui l’entourent.

La reconnaissance des personnes marginalisées

Dans la société, la personne ayant un handicap mental est encore trop souvent rejetée et méprisée. Malgré de grands progrès sur le plan de l’équipement, des aides financières, de l’intégration dans le monde scolaire et celui du travail, on constate encore une grande ambivalence dans l’accueil des personnes marginalisées par la déficience intellectuelle. Dans de nombreux pays, la suppression de l'enfant handicapé dans le sein de sa mère est possible légalement, et parfois jusqu'à la veille de sa naissance. Dans les pays où l'euthanasie est légale, des parents de personnes handicapées redoutent de laisser leur enfant seul à l'hôpital.

Bien des parents, des professionnels et des associations, parmi lesquelles Foi et Lumière, œuvrent avec cœur et ferveur pour que chaque être humain soit pleinement reconnu et respecté, chacun étant unique et ayant sa vocation propre.

Coordinateur international : Ghislain du Chéné

Association internationale Foi et Lumière
3, rue du Laos - 75015 PARIS – France
Tel. + 33.1.53.69.44.30
Fax + 33.1.53.69.44.38

Site internet:www.foietlumiere.org


Intercordia

Intercordia a été fondé par Jean Vanier et Gilles Le Cardinal en 2000.

Ce parcours de formation peut très bien se superposer à un projet existant d’année de césure en humanitaire et permet de valider en plus un diplôme universitaire.

Outre une assistance à la préparation de leur mission ils bénéficient d’une formation de quinze jours avant leur départ axée sur "les pratiques de paix" (gestion des conflits, communication non-violente, écoute active, économie sociale et solidaire, gestion de la complexité, discernement, etc.) avec des intervenants de très grande qualité, sous forme d’enseignements et de mises en situation.

Pendant leur volontariat les jeunes volontaires sont suivis par un tuteur avec des échanges mensuels à travers des "rapports d’étonnement". A la fin de leur mission ils rédigent un mémoire sur un sujet de fond qui les a marqués avec l’aide de leur tuteur et d’un conseiller-mémoire. Ce mémoire est ensuite défendu devant un jury d’universitaires, à l’issue de quoi ils obtiennent leur diplôme.

Le contenu de ce parcours est d’une extrême richesse.

Site Intercordia