Marie-Noëlle Rieu
versailes , France

Le fait d'avoir rencontré l'Arche et d'y avoir vécu 13 ans à Trosly a décidé de mon choix de vie. J'ai eu la chance de vivre au Val avec Jean, de travailler avec lui mais aussi d'être accompagnée par lui. Il m'a aidée à cheminer vers plus de sérénité, à mieux comprendre ce qu'il m'était donné de vivre auprès des personnes avec un handicap; cela est toujours présent dans ma vie, 23 ans après et m'aide dans mon métier d'éducatrice spécialisée auprès d'enfants. Je sais que cette expérience, ainsi que celle de la vie communautaire dont Jean a eu l'intuition avec le Père thomas a influé sur la vie de milliers de personnes un peu partout dans le monde, quelles que soient leurs origines et leur place dans la société. En cela, Jean a changé bien des choses dans le monde, dans les coeurs, les relations, les institutions; il a redonné la parole aux personnes déficientes et leur droit à une vie normale.


 

Camelia el Khoury
TerreSainte\Liban

Jean Vanier, vous êtes pour moi un signe extraordinaire d'un véritable messager de l'amour de Dieu. Le fait de vous écouter et de vous voir me donne l'espérance que la compassion et l'amour peuvent changer le monde.


Ghislain du Chéné
Ville d'Avray, France

Nous avons eu la joie de suivre une retraite de Jean au foyer de charité de Tressaint en octobre 1983, "Jésus est le pauvre". Nous en avons été profondément marqués et quand en avril 1988, Julie est née, première fille après quatre garçons, nous avons été dans la joie... puis très vite dans un profond désarroi quand l'annonce de sa trisomie 21 a été faite ! Mais le message de Jean nous est revenu dans le cœur et nous avons très vite rejoint une communauté Foi et Lumière ! Dieu avait préparé nos cœurs pour bien accueillir Julie !


 

Bernard Ménard o.m.i.
Trois-Rivières, Québec

Ayant vécu à plein temps dans une communauté de l'Arche au Canada durant sept années, puis accompagné une communauté Foi et Lumière à Ottawa ainsi que les communautés Foi et Partage de l'Amérique du Nord, j'ai été à même d'apprécier le don que constitue chacune de ces communautés pour les personnes vivant avec un handicap intellectuel, et encore davantage pour celles qui les accompagnent. Je me souviens d'une des premières paroles de Jean qui m'a touchée profondément au tout début des années 70, lors d'une retraite en plein hiver à Orléans : "Le monde se meurt de sécheresse et de manque d'amitié vraie, alors qu'il y a chez ces personnes un immense bassin de bonté du coeur, de gratuité et de tendresse où personne ne vient puiser. Nous avons besoin d'elles encore plus qu'elles ont besoin de nous." L'Arche a été mon université du coeur, un lieu d'apprentissage des Béatitudes au quotidien.


Jocelyn Girard
Saguenay, Québec, Canada

Pour moi qui est de petite taille, Jean Vanier a toujours été littéralement et au sens figuré un bon géant. Je l'ai rencontré pour la première fois en 1989 lors d'une retraite diocésaine. J'avais déjà lu son livre sur la communauté et ce qu'il en disait m'inspirait au plus haut point. Par d'heureuses circonstances, je me suis retrouvé, avec mon épouse et mes enfants, à prendre la responsabilité d'une communauté de L'Arche en France, en janvier 1999. J'avais l'impression d'arriver chez moi. Jean Vanier est d'abord l'homme bon par excellence. Je suis impressionné par sa mémoire des personnes et de ce qu'ils vivent. Même en le rencontrant de manière épisodique, on a l'impression qu'il se souvient de notre dernière conversation. Il prend le temps de s'intéresser à nos proches, à ce qu'ils deviennent. Ça nous rend important à nos propres yeux. Comme il a pris l'habitude de toujours se pencher pour se mettre à la hauteur des gens qu'il rencontre, et surtout les personnes avec un handicap, c'est naturellement que ce mouvement devient un geste de rapprochement, presque d'intimité. Je suis touché par le Jean qui vieillit. S'il a toujours été sage dans l'action, il le devient peu à peu dans la vérité de son âge, dans l'acceptation sereine de sa condition. Il montre que le chemin de la petitesse est un chemin de croissance, car se mettre à nu, se rendre vulnérable est une voie d'authenticité pour soi-même. Pour moi qui ai toujours lutté pour me faire grand autrement que par mon physique, son inspiration est troublante. Il m'apprend à devenir ce que je suis, à ne pas chercher à être autre. Comme pour les personnes avec un handicap qu'il a côtoyées toute sa vie et qui sont souvent des maîtres en humanité, l'entrée dans le mystère de sa propre personne est le chemin qui mène à l'autre, à l'universel et à Dieu. Merci Jean !


 

Je n'ai pas rencontré Jean Vanier en personne, mais son oeuvre avec les personnes handicapées me touche énormément. Par son oeuvre et ses actions dans le monde, il nous montre un chemin de compassion et de tendresse, un véritable chemin d'inclusion ou personne n'est oublié.